<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Indiepoprock.net - chroniques de disques</title><link>http://www.indiepoprock.net</link><description>indiepoprock.net // webzine, chroniques, interviews, live reports, labels, groupes indie, actualité rock, musique pop, artistes indépendants,</description><copyright>©2006 indiepoprock</copyright><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 28 Jul 2010 23:00:21 +0100</lastBuildDate><item><title>Yuill (James) - Movement in a Storm</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3388</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3388</guid><pubDate>Tue, 27 Jul 2010</pubDate><description>Le premier album de James Yuill, &amp;quot;Turning Down Water For Air&amp;quot;, avait &amp;eacute;t&amp;eacute; une jolie bou&amp;eacute;e de sauvetage ensoleill&amp;eacute;e au cours d'un hiver 2009 interminable. Un peu plus d'un an plus tard, le grand escogriffe anglais refait d&amp;eacute;j&amp;agrave; son apparition avec &amp;quot;Movement in a Storm&amp;quot;, un deuxi&amp;egrave;me album marqu&amp;eacute; par une pr&amp;eacute;sence plus importante des sonorit&amp;eacute;s &amp;eacute;lectro. On avait en effet rang&amp;eacute; h&amp;acirc;tivement James Yuill dans la cat&amp;eacute;gorie &amp;laquo;&amp;nbsp;folktronica&amp;nbsp;&amp;raquo; qui comme son nom l'indique m&amp;eacute;lange folk et &amp;eacute;lectro mais sur son nouvel opus, &amp;agrave; deux ou trois exceptions pr&amp;egrave;s   concentr&amp;eacute;es en queue de peloton (&lt;em&gt;Sing Me a Song&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;Wild Goose at Night&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;Ray Gun&lt;/em&gt;), c'est l'&amp;eacute;lectro qui a pris le dessus sur les ambiances bois&amp;eacute;es.

La premi&amp;egrave;re partie de &amp;quot;Movement in a Storm&amp;quot; regorge en effet de synth&amp;eacute;s vintage. Pour un peu on se croirait revenu dans les ann&amp;eacute;es 80. Bien que toujours pop dans l'&amp;acirc;me (&lt;em&gt;Crying For Hollywood&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;First in Line&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;Sing Me a Song&lt;/em&gt;), les titres de ce nouvel album reposent sur des boucles &amp;eacute;lectroniques, des petits sons de synth&amp;eacute;s bien &amp;laquo;&amp;nbsp;cheap&amp;nbsp;&amp;raquo; et une bo&amp;icirc;te &amp;agrave; rythme omnipr&amp;eacute;sente, sur lesquels James Yuill vient poser sa vois d&amp;eacute;licate. L'&amp;eacute;volution par rapport &amp;agrave; &amp;quot;Turning Down Water For Air&amp;quot; n'est pas fondamentale mais on sent tout de m&amp;ecirc;me que l'Anglais a souhait&amp;eacute; tailler ses morceaux pour le dance-floor, &amp;agrave; l'image de l'&amp;eacute;lectro boursouffl&amp;eacute;e du single &lt;em&gt;On Your Own.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;

&lt;/em&gt;S'il s'&amp;eacute;coute sans d&amp;eacute;plaisir, le deuxi&amp;egrave;me album de James Yuill peine &amp;agrave; confirmer les espoirs plac&amp;eacute;s dans son pr&amp;eacute;d&amp;eacute;cesseur. Dommage.</description></item><item><title>Middle East (The) - The Recordings of the Middle East</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3387</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3387</guid><pubDate>Sun, 25 Jul 2010</pubDate><description>On ne sait pas grand chose de ce groupe. Le seul &amp;eacute;l&amp;eacute;ment que l&amp;rsquo;on connaisse d'eux c&amp;rsquo;est leur origine australienne, rien &amp;agrave; voir donc avec leur nom qui &amp;eacute;voque le Moyen Orient. Leur album date de 2008 mais n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait sorti qu&amp;rsquo;en Australie. C&amp;rsquo;est en octobre 2009 que le collectif de Townsville d&amp;eacute;cide de s&amp;rsquo;exporter aux Etats-Unis avec un EP extrait de ce premier disque. Mais depuis cette date il n&amp;rsquo;y a pas eu d&amp;rsquo;ouverture sur le monde. &amp;quot;The Recordings of The Middle East&amp;quot; reste pour le moment une petite l&amp;eacute;gende que l&amp;rsquo;on racontera &amp;agrave; nos petits enfants &amp;agrave; la lumi&amp;egrave;re d&amp;rsquo;une chandelle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
Il y a de quoi r&amp;ecirc;ver dans le contenu de cet album. Les m&amp;eacute;lodies de ce v&amp;eacute;ritable orchestre reprennent ce qui se fait de mieux dans la musique indie : une introduction folk avec la chanson intitul&amp;eacute;e&lt;em&gt; The Darkest Side&lt;/em&gt; sur laquelle on peut entendre la douce voix cristalline de Bree Tranter, du shoegazing sous contr&amp;ocirc;le avec une guitare criarde camoufl&amp;eacute;e sous le titre &lt;em&gt;Beleriand&lt;/em&gt;, de la douceur acidul&amp;eacute;e qui fond sur la langue et finit par piquer sur la fin appel&amp;eacute;e &lt;em&gt;Lonely&lt;/em&gt;, un hymne repris en ch&amp;oelig;ur par une bande de hippies &lt;em&gt;(Blood&lt;/em&gt;) et puis il y a la chanson planante intitul&amp;eacute;e &lt;em&gt;Pig Food&lt;/em&gt;, une merveille dans sa construction avec sa longue mont&amp;eacute;e en douceur jusqu&amp;rsquo;au point de rupture de l&amp;rsquo;explosion instrumentale. C&amp;rsquo;est le symbole m&amp;ecirc;me de la musique de The Middle East, une musique des grands espaces, une musique qui respire, une musique qui vous fait regarder autour de vous lorsque vous l &amp;lsquo;&amp;eacute;coutez. A la mani&amp;egrave;re de Sigur Ros, les australiens doivent s&amp;rsquo;inspirer du milieu qui les entoure, &amp;agrave; savoir les grandes &amp;eacute;tendues d&amp;eacute;sertiques, pour cr&amp;eacute;er ses m&amp;eacute;lodies. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
Ce sont de v&amp;eacute;ritables voyagistes de la musique indie, capables de vous transporter dans paysages sonores inexplor&amp;eacute;s.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</description></item><item><title>Small Black - Small Black EP</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3385</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3385</guid><pubDate>Sat, 24 Jul 2010</pubDate><description>Ce EP de Small Black une des nouvelles sorties de Jagjaguwar, le petit label devenu grand. Les am&amp;eacute;ricains de Small Black &amp;eacute;voluent dans un rock agr&amp;eacute;ment&amp;eacute; de shoegaze, formant un tout classe o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;on rencontre essentiellement des guitares satur&amp;eacute;es, une voix lointaine prises d&amp;rsquo;assaut par des synth&amp;eacute;s r&amp;eacute;tro aux boucles tordues qui offrent une rythmique dansante. Ce premier EP (apr&amp;egrave;s un split avec Washed Out et un single) est une bonne surprise musicale puisqu&amp;rsquo;il renferme quelques incontournables comme &lt;em&gt;Despicable Dogs&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Weird Machines&lt;/em&gt;. Le reste tourne malheureusement un peu en rond, sans grande variation d&amp;rsquo;accords, mais le premier effort des am&amp;eacute;ricains de Brooklyn est &amp;agrave; saluer.</description></item><item><title>Titus Andronicus - The Monitor</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3384</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3384</guid><pubDate>Thu, 22 Jul 2010</pubDate><description>R&amp;eacute;jouissante d&amp;eacute;couverte sur sc&amp;egrave;ne, le groupe am&amp;eacute;ricain Titus Andronicus suscite quelques interrogations au moment d&amp;rsquo;aborder ce deuxi&amp;egrave;me album : est-il possible de transcrire ce formidable enthousiasme avec la m&amp;ecirc;me pertinence sur disque ? La r&amp;eacute;ponse, nette et sans appel, ne tarde pas &amp;agrave; s&amp;rsquo;imposer : c&amp;rsquo;est rat&amp;eacute; !

De l'&amp;eacute;nergie, ce groupe en a &amp;agrave; revendre, sans aucune doute, mais cette fougue s&amp;rsquo;accommode mal avec une orientation surprenante visant &amp;agrave; marier la fulgurance du punk avec des structures plus complexes, &amp;agrave; la limite du rock progressif. Sur plus d'une heure, la formule tourne court. Les premiers morceaux, pleins de fraicheur, s&amp;eacute;duisent avec leurs chants foutraques, leurs m&amp;eacute;lodies de guitares calibr&amp;eacute;es pour stades &amp;agrave; la Big Country, leurs changements de rythme &amp;agrave; r&amp;eacute;p&amp;eacute;tition...

Assez rapidement, les m&amp;ecirc;mes ingr&amp;eacute;dients se voient recycl&amp;eacute;s &amp;agrave; l'envi, jusqu'&amp;agrave; saturation, sans discernement. Les morceaux, &amp;eacute;tir&amp;eacute;s sans raison ni pertinence, se transforment en divagations p&amp;eacute;nibles. Les approximations du chant, que l'on supportait de bonne gr&amp;acirc;ce le temps de quelques chansons, tournent &amp;agrave; l'insupportable, r&amp;eacute;duisant en bouillie les quelques m&amp;eacute;lodies que l'on pensait glaner et l&amp;rsquo;on se retrouve plus souvent &amp;agrave; penser aux beuglements d&amp;rsquo;une bande de b&amp;ucirc;cherons avin&amp;eacute;s qu&amp;rsquo;aux refrains de v&amp;eacute;ritables chansons. Et comme toujours, ce qui s&amp;rsquo;av&amp;egrave;re merveilleusement grisant lorsque l&amp;rsquo;on partage l&amp;rsquo;&amp;eacute;bri&amp;eacute;t&amp;eacute; des dits b&amp;ucirc;cherons se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le surtout g&amp;ecirc;nant si l&amp;rsquo;on reste sobre. D'autant qu'en parall&amp;egrave;le, le recours incessant au m&amp;ecirc;me rythme balloche accompagn&amp;eacute; de violons ivres ach&amp;egrave;ve de faire basculer l'entreprise du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; du clich&amp;eacute;. &amp;quot;The Monitor&amp;quot; devient peu &amp;agrave; peu indigeste, interminable pensum de ce que le coll&amp;egrave;ge rock am&amp;eacute;ricain peut produire de plus caricatural. On comprend que Pitchfork en bave des ronds de chapeaux. De notre c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de l'Atlantique, les recettes de ce genre sont moins syst&amp;eacute;matiquement appr&amp;eacute;ci&amp;eacute;es, une question de culture sans doute.

Avec un peu moins d'indulgence et de complaisance, Titus Andronicus aurait pu livrer une belle petite bombe punk nerveuse et rac&amp;eacute;e. En se laissant aller &amp;agrave; des penchants coupables, le groupe nous offre un pav&amp;eacute; ventripotent et sans charme, o&amp;ugrave; la fougue et l'&amp;eacute;nergie ronronnent &amp;agrave; vide et se muent rapidement en approximation et en emphase inutile. On se contentera donc d'un bon souvenir sc&amp;eacute;nique sans perdre plus de temps avec cet embarrassant &amp;quot;Monitor&amp;quot;.</description></item><item><title>White Lies - To Lose My Life</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3383</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3383</guid><pubDate>Tue, 20 Jul 2010</pubDate><description>M&amp;ecirc;me l'obscurit&amp;eacute; du ciel mena&amp;ccedil;ant qui orne la pochette de ce premier album des White Lies ne nous emp&amp;ecirc;chera pas de voir &amp;agrave; l'horizon planer ces beaux sp&amp;eacute;cimens de corbeaux... Voici en tout cas des musiciens qui n'ont pas peur des caricatures. C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs leur absence totale de complexes qui les rend relativement attachants. La fascination morbide est pr&amp;eacute;sente dans les paroles de chaque chanson ou presque ; impossible de trouver le moindre couplet qui ne parle pas de mort : rien que les titres des deux premiers morceaux (&lt;em&gt;Death&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;To Lose My Life&lt;/em&gt;) en disent long sur la tonalit&amp;eacute; de l'album. On peut se tromper, mais on &amp;eacute;prouve ici l&amp;rsquo;impression que cette attirance pour le n&amp;eacute;ant rel&amp;egrave;ve de la pose, du jeu, d'un artifice destin&amp;eacute; &amp;agrave; s'accorder aux besoins d'une musique volontairement grandiloquente, plus qu'il ne r&amp;eacute;v&amp;egrave;le un r&amp;eacute;el d&amp;eacute;sespoir chez les White Lies.

La formule consciencieusement appliqu&amp;eacute;e tout au long de l'album n'est pas nouvelle, c'est celle d&amp;eacute;couverte au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 80 et peaufin&amp;eacute;e depuis par U2, Coldplay, Interpol, Editors et de nombreux autres : un rock m&amp;eacute;lodique enflamm&amp;eacute;, volontiers emphatique, accrochant l'oreille par des motifs de guitare simples et efficaces qui pavent la voie vers des refrains taill&amp;eacute;s pour les stades... Les estomacs difficiles, les parangons de l'&amp;eacute;l&amp;eacute;gance et de la d&amp;eacute;licatesse risquent d'&amp;eacute;prouver quelques difficult&amp;eacute;s &amp;agrave; supporter les White Lies, d'autant que ces derniers, outrage supr&amp;ecirc;me au bon go&amp;ucirc;t, n'h&amp;eacute;sitent pas &amp;agrave; recourir &amp;agrave; des synth&amp;eacute;tiseurs r&amp;eacute;solument pompiers. Les auditeurs plus indulgents avec ce style particulier d'expression rock reconnaitront en revanche quelques chansons remarquablement con&amp;ccedil;ues : &lt;em&gt;Unfinished Business&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;E.S.T&lt;/em&gt;. ou &lt;em&gt;From The Stars&lt;/em&gt; en particulier dominent un milieu d'album particuli&amp;egrave;rement r&amp;eacute;ussi, o&amp;ugrave; les moments forts se succ&amp;egrave;dent avec un certain souffle et o&amp;ugrave; la voix de Harry McVeigh prend une belle ampleur.

Les White Lies clament &amp;agrave; qui veut bien les entendre qu'ils n'ont d&amp;eacute;couvert les grandes influences qu'on leur appose r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement que depuis qu'ils lisent les critiques de leurs disques. On n'en croit bien sur pas un mot... Reste que pour ce qui est de trousser quelques hymnes ampoul&amp;eacute;s mais redoutablement addictifs, ces vilains menteurs s'y entendent plut&amp;ocirc;t pas mal. Voici un album qui ne marquera certainement pas son &amp;eacute;poque mais qui s'&amp;eacute;coute formidablement bien, qui accroche d'embl&amp;eacute;e l'oreille avec une efficacit&amp;eacute; peu commune et qui ne s'abandonne qu'avec quelques difficult&amp;eacute;s et apr&amp;egrave;s un bon nombre d'&amp;eacute;coutes. On absoudra donc les White Lies de leurs p&amp;ecirc;ch&amp;eacute;s de gourmandise pour ce premier album ; reste &amp;agrave; voir s'ils sauront par la suite r&amp;eacute;&amp;eacute;quilibrer leur musique et la ramener vers plus de sobri&amp;eacute;t&amp;eacute; tout en gardant leur talent m&amp;eacute;lodique ou s'ils choisiront de continuer &amp;agrave; forcer le trait pour rejoindre la longue liste des grosses cylindr&amp;eacute;es de stadium-rock devenues pachydermes flatulents apr&amp;egrave;s des d&amp;eacute;buts prometteurs...</description></item><item><title>Villagers - Becoming a Jackal</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3381</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3381</guid><pubDate>Mon, 19 Jul 2010</pubDate><description>La vitesse avec laquelle le public s'amourache subitement d'un artiste a toujours quelque chose de fascinant. Fascinant et effrayant. Pour Conor J. O'Brien, irlandais au physique juv&amp;eacute;nile dissimulant encore mal une certaine timidit&amp;eacute; en public, on peut dire que les derni&amp;egrave;res semaines ont &amp;eacute;t&amp;eacute; fructueuses. L'ex-leader de the Immediate est en effet pass&amp;eacute; du statut d'inconnu (hormis pour les insatiables d&amp;eacute;fricheurs du net) &amp;agrave; celui de next big thing puis carr&amp;eacute;ment de ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne surfant sur un buzz savamment orchestr&amp;eacute;.

Officiant d&amp;eacute;sormais en solo (peut-&amp;ecirc;tre plus pour tr&amp;egrave;s longtemps), Conor O' Brien a profit&amp;eacute; de l'occasion pour mettre ses tripes &amp;agrave; nu sur les 11 titres de &amp;quot;Becoming a Jackal&amp;quot;. La plupart du temps interpr&amp;eacute;t&amp;eacute;es dans des versions minimalistes (voix + guitare) qui leur sied &amp;agrave; merveille, les chansons du premier album de Villagers font irr&amp;eacute;sistiblement penser &amp;agrave; celle d'un autre Conor (Oberst), m&amp;eacute;langeant avec soin folk US et pop anglaise.

Moins intenses sur disque que sur sc&amp;egrave;ne, les chansons de Villagers n'en poss&amp;egrave;dent pas moins un fort pouvoir empathique gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des textes &amp;agrave; la fois tr&amp;egrave;s personnels et universels. On citera parmi les morceaux les plus r&amp;eacute;ussis de cet album aux c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s de la chanson-titre (&lt;em&gt;Becoming a Jackal&lt;/em&gt;), les superbes &lt;em&gt;Home&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;Pieces&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;To Be Counted Among Men &lt;/em&gt;ainsi qu'un &lt;em&gt;Set the Tigers Free&lt;/em&gt; ou encore l'introductif &lt;em&gt;I Saw the Dead&lt;/em&gt; qui n'est pas sans rappeler les travaux r&amp;eacute;cents d'un DM Stith ou d'un Patrick Watson.

N&amp;eacute; sous une bonne &amp;eacute;toile, filante qui plus est, le projet solo de Conor O'Brien profite de l'excellent et m&amp;eacute;rit&amp;eacute; bouche-&amp;agrave;-oreille g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute; par les performances live en tout point r&amp;eacute;ussies de l'Irlandais. Son premier album s'impose d'ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; comme l'une des tr&amp;egrave;s belles surprises de l'ann&amp;eacute;e.</description></item><item><title>Johnston (Daniel) - Beam Me Up !</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3372</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3372</guid><pubDate>Sun, 18 Jul 2010</pubDate><description>&amp;laquo; Beam Me Up ! &amp;raquo; est un disque o&amp;ugrave; Daniel Johnston r&amp;eacute;interpr&amp;egrave;te la plupart de ses morceaux les plus connus avec un orchestre n&amp;eacute;erlandais. Voil&amp;agrave; le genre de projet &amp;eacute;trange, sorti de je ne sais quelle id&amp;eacute;e fantaisiste, apparu dans le cerveau tortur&amp;eacute; du songwriter. On y reconna&amp;icirc;t, d&amp;egrave;s les premi&amp;egrave;res notes, la voix chevrotante du p&amp;egrave;re du DIY, accompagn&amp;eacute; par une section &amp;agrave; corde et quelques cuivres &amp;eacute;trangement radieux ; le d&amp;eacute;calage parfait. 

Ce disque est donc un joli paradoxe, entre la voix h&amp;eacute;sitante, fatigu&amp;eacute;e, fragile, na&amp;iuml;ve, parfois fausse, mais qui v&amp;eacute;hicule une &amp;eacute;motion &amp;agrave; fleur de peau, capable de tirer mille larmes par son interpr&amp;eacute;tation bouleversante, et un orchestre carr&amp;eacute;, pr&amp;eacute;cis, professionnel, mais finalement un peu froid. Au fur et &amp;agrave; mesure de l&amp;rsquo;&amp;eacute;coute des titres, j&amp;rsquo;ai l&amp;rsquo;impression d&amp;rsquo;entendre un jeu qui semble se cr&amp;eacute;er entre Daniel Johnston et le Beam Orchestra, chacun se cherche, finit par se trouver, puis se s&amp;eacute;pare rapidement &amp;hellip; 

Cette musique ne s&amp;rsquo;accorde pas facilement, et mine de rien, Daniel Johnston r&amp;eacute;alise l&amp;agrave; une sorte d&amp;rsquo;Easy-Listening Lo-Fi qui ferait trembler les amateurs de chanteurs aux voix trop parfaites. Daniel Johnston et le Beam Orchestra r&amp;eacute;interpr&amp;egrave;tent ainsi quelques un des plus beaux titres du texan lunatique, comme les immenses &lt;em&gt;True Love Will Find You In The End&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Wicked World&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Devil Town&lt;/em&gt;, &amp;hellip; Un seul regret, pourquoi &amp;laquo; Beam Me Up ! &amp;raquo; n&amp;rsquo;est-il pas sorti en cassette ? La bande magn&amp;eacute;tique tremblotante aurait parfaitement convenu &amp;agrave; l&amp;rsquo;ensemble de ces morceaux excentriquement jou&amp;eacute;s. 

Voil&amp;agrave; donc un disque curieux, &amp;eacute;trange, sympathique, pas inoubliable, car il reste loin du pincement au c&amp;oelig;ur et du vague &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;acirc;me que j&amp;rsquo;ai pu &amp;eacute;prouver en &amp;eacute;coutant &amp;laquo; Song Of Pain &amp;raquo;, &amp;laquo; 1990 &amp;raquo; ou encore &amp;laquo; Fun &amp;raquo;. Mais &amp;ldquo;Beam Me Up&amp;rdquo; vaut largement tout les instants un peu d&amp;eacute;cal&amp;eacute;s que j&amp;rsquo;ai pu avoir en &amp;eacute;coutant cet album &amp;eacute;trangement fagot&amp;eacute;.</description></item><item><title>Babybird - Ex-Maniac</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3373</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3373</guid><pubDate>Sat, 17 Jul 2010</pubDate><description>Il y a longtemps, Stephen Jones &amp;eacute;tait l&amp;rsquo;auteur d&amp;rsquo;un tube qui passait en boucle &amp;agrave; la radio (je parle d&amp;rsquo;un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas conna&amp;icirc;tre). &lt;em&gt;You&amp;rsquo;re Gorgeous&lt;/em&gt; est le genre de titre, &amp;agrave; la mani&amp;egrave;re d&amp;rsquo;un bonbon au poivre, qui montre comment quelques groupes de brit-pop savenr ciseler des m&amp;eacute;lodies ultimes pour accueillir leurs textes les plus noirs, et dont le plus digne repr&amp;eacute;sentant est Luke Haines, qui a s&amp;ucirc;rement &amp;eacute;t&amp;eacute;, pendant un moment, une inspiration pour le leader de Babybird. 

Quelques disques et beaucoup d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es plus tard, Babybird est de retour, mais point de titre comme &lt;em&gt;You&amp;rsquo;re Gorgeous&lt;/em&gt; au rendez-vous. A la place on a droit &amp;agrave; des histoires de drogu&amp;eacute;s (&lt;em&gt;Drug&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Time&lt;/em&gt;), de suicide (&lt;em&gt;Failed Suicide Club&lt;/em&gt;) et tout un tas de joyeuset&amp;eacute;s du m&amp;ecirc;me genre emball&amp;eacute;es dans des compositions plut&amp;ocirc;t classiques et limite Rock-FM. Il faut bien reconna&amp;icirc;tre que le cynisme est l&amp;agrave;, mais les m&amp;eacute;lodies, elles, sont quand m&amp;ecirc;me assez molles du genou, on a du mal &amp;agrave; retenir un b&amp;acirc;illement au bout du troisi&amp;egrave;me titre. Ca tourne en rond, malgr&amp;eacute; l&amp;rsquo;apparition de Johnny Depp qui joue de la guitare sur &lt;em&gt;Unloveable&lt;/em&gt;. Pourquoi pas Vanessa Paradis, tant qu&amp;rsquo;on y est ?... 

Malgr&amp;eacute; toute la sympathie que l&amp;rsquo;on pourrait avoir pour Stephen Jones, ce songwriter anglais qui peine &amp;agrave; rentrer dans la cat&amp;eacute;gorie tellement convoit&amp;eacute;e des chanteurs maudits, ce dernier disque reste tr&amp;egrave;s anecdotique. La faute &amp;agrave; une &amp;eacute;criture musicale finalement assez plate et peu inspir&amp;eacute;e.</description></item><item><title>Jeremy Jay - Splash</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3382</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3382</guid><pubDate>Fri, 16 Jul 2010</pubDate><description>&lt;meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type" /&gt;
&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10" /&gt;&amp;quot;El&amp;eacute;gant&amp;quot; est le terme qui d&amp;eacute;finirait le mieux l&amp;rsquo;homme et sa musique. Il a tout du dandy, et bien qu'il soit am&amp;eacute;ricain ce nouvel album d&amp;eacute;montre une fois de plus que ses origines musicales sont situ&amp;eacute;es en Grande-Bretagne. Il est en effet l&amp;rsquo;auteur d&amp;rsquo;une pop tr&amp;egrave;s classe jou&amp;eacute;e avec beaucoup de finesse, une sorte de costume trois pi&amp;egrave;ces o&amp;ugrave; la voix, les m&amp;eacute;lodies et les textes sont parfaitement assortis. Mais attention, on ne s&amp;rsquo;y sent pas pour autant &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;troit. Il suffit d&amp;rsquo;&amp;eacute;couter le tr&amp;egrave;s sautillant &lt;em&gt;Just Dial My Number &lt;/em&gt;et son piano dansant ou la tr&amp;egrave;s &amp;eacute;nergique guitare de &lt;em&gt;Splash&lt;/em&gt;. Le jeune homme n&amp;rsquo;a pas qu&amp;rsquo;un seul ensemble dans sa garde robe : tant&amp;ocirc;t il rev&amp;ecirc;t son costume de crooner des ann&amp;eacute;es 80 dans le style Morissey (&lt;em&gt;Hologram Feather&lt;/em&gt;), tant&amp;ocirc;t c&amp;rsquo;est le complet du chanteur habit&amp;eacute; avec une voix froide comme Ian Curtis qu&amp;rsquo;il enfile, et parfois il lui arrive m&amp;ecirc;me de se travestir en Lou Reed (&lt;em&gt;A Sliver of a Chance&lt;/em&gt;).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
Tout ceci est donc tr&amp;egrave;s esth&amp;eacute;tique mais avec une petite touche de nonchalance qui donne du charme et surtout de la personnalit&amp;eacute; &amp;agrave; la musique du californien. Il y a beaucoup de l&amp;eacute;g&amp;egrave;ret&amp;eacute; dans sa fa&amp;ccedil;on de chanter ses m&amp;eacute;lodies comme par exemple ses fredonnements pour terminer ses morceaux ou sa mani&amp;egrave;re de chantonner (&lt;em&gt;As You Look Over The City&lt;/em&gt;).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
On regrette alors la dur&amp;eacute;e du disque que l&amp;rsquo;on trouve trop courte (m&amp;ecirc;me pas 30 minutes). On a m&amp;ecirc;me l&amp;rsquo;impression d&amp;rsquo;un album incomplet mais on sait que Jeremy Jay a annonc&amp;eacute; un successeur &amp;agrave; ce &amp;laquo; Splash &amp;raquo; pour la fin de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e. On a attend donc avec impatience cette nouvelle production pour se replonger dans l&amp;rsquo;univers velout&amp;eacute; du dandy.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</description></item><item><title>Moonjellies (The) - Inner Anger, Feather</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3380</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3380</guid><pubDate>Thu, 15 Jul 2010</pubDate><description>Apr&amp;egrave;s un EP remarqu&amp;eacute; dans notre s&amp;eacute;lection de groupes autoproduits, Moonjellies, en provenance de Tours, enchaine fort logiquement sur un premier album. R&amp;eacute;alis&amp;eacute; en studio avec des moyens plus importants, ce disque est l&amp;rsquo;occasion pour le groupe d&amp;rsquo;enrichir sa palette sonore pour mieux construire un bel &amp;eacute;crin pop prompt &amp;agrave; accueillir leurs morceaux.  

D&amp;egrave;s les premi&amp;egrave;res notes de &lt;em&gt;Meeting&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Place&lt;/em&gt;, Moonjellies joue la carte des compositions plut&amp;ocirc;t catchy r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es en technicolor. C&amp;rsquo;est jou&amp;eacute; avec une innocence si rare qu&amp;rsquo;il est difficile de ne pas tomber sous le charme de ces douze titres. Moonjellies a donc enrichi ses morceaux avec de nombreuses orchestrations qui lorgnent furieusement vers les Beatles, les Beach Boys, sans oublier les Kinks en terme d&amp;rsquo;inspiration. Des r&amp;eacute;f&amp;eacute;rences qui auraient fait peur aux premiers venus, mais qui n&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;tent pas les musiciens de Moonjellies qui trouvent l&amp;agrave; un beau terrain de jeux musical, et s&amp;rsquo;en sortent avec les honneurs.   

Le groupe sait rester modeste et multiplie les instrumentations pop et folk sur les trente minutes de &amp;laquo; Inner Anger, Feather &amp;raquo;. Ch&amp;oelig;urs Wilsonniens, guitares claires, orgues vintages, mandoline et glockenspiel sont les invit&amp;eacute;s de chacune de ces belles pi&amp;egrave;ces pops. Bien s&amp;ucirc;r le groupe se cherche encore un peu, les m&amp;eacute;lodies sont parfois tr&amp;egrave;s r&amp;eacute;f&amp;eacute;renc&amp;eacute;es, s&amp;ucirc;rement trop pour ceux qui n&amp;rsquo;accrocheront pas devant le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; d&amp;eacute;j&amp;agrave; vu de certains titres, mais ce premier disque est suffisamment touchant et r&amp;eacute;ussi pour convaincre.   

Il reste &amp;agrave; esp&amp;eacute;rer que le groupe garde l&amp;rsquo;univers et la personnalit&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il vient de cr&amp;eacute;er, sans pour autant prendre le virage de la pop ti&amp;egrave;de en provenance de l&amp;rsquo;hexagone, peut-&amp;ecirc;tre en cultivant un certain grain de folie. Pour le moment, &amp;quot;Inner Anger, Feather&amp;quot; a tout pour rester un bon moment sur nos platines.</description></item></channel></rss>