<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Indiepoprock.net - chroniques de disques</title><link>http://www.indiepoprock.net</link><description>indiepoprock.net // webzine, chroniques, interviews, live reports, labels, groupes indie, actualité rock, musique pop, artistes indépendants,</description><copyright>©2006 indiepoprock</copyright><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 12 May 2008 19:00:43 +0100</lastBuildDate><item><title>Gonzales - Soft Power</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2531</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2531</guid><pubDate>Mon, 12 May 2008</pubDate><description>Autant le dire tout de suite, r&amp;eacute;diger la chronique d&amp;rsquo;un album de Gonzales est toujours un exercice p&amp;eacute;rilleux. Eternellement insaisissable, l&amp;rsquo;entertainer autoproclam&amp;eacute; demeure une grande &amp;eacute;nigme. Cela fait bien longtemps que l&amp;rsquo;auditeur ne sait pas sur quel pied danser. C&amp;rsquo;est que Gonzales aime prendre des risques, autant dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration de l&amp;rsquo;album que dans la r&amp;eacute;ception finale par le public. Cette fois-ci, confortablement install&amp;eacute; dans le paysage musical, &amp;quot;l&amp;rsquo;ancien&amp;quot; trublion a mis les petits plats dans les grands. Et cette fameuse &amp;eacute;lite dont il fait d&amp;eacute;sormais partie, mais non sans douleur, n&amp;rsquo;est pas un vain mot dans la bouche de Gonzales.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;

Ainsi, ayant l&amp;rsquo;habitude de fonctionner en r&amp;eacute;action face &amp;agrave; son public, il s&amp;rsquo;est gliss&amp;eacute; dans un environnement que l&amp;rsquo;on croyait r&amp;eacute;volu, la pop classieuse des ann&amp;eacute;es 70, et l&amp;rsquo;a r&amp;eacute;invent&amp;eacute;e &amp;agrave; sa mani&amp;egrave;re. Calfeutr&amp;eacute; dans un studio luxueux, avec son fid&amp;egrave;le complice Renaud Letang &amp;agrave; la baguette, Feist et Jamie Lidell aux ch&amp;oelig;urs et se sachant &amp;agrave; l&amp;rsquo;abri du danger qui guette tout artiste ne b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiant pas de tant de moyens de production, il a laiss&amp;eacute; libre cours &amp;agrave; ses obsessions. Il partage d&amp;rsquo;ailleurs avec les Bee Gees, l&amp;rsquo;une de ses influences avou&amp;eacute;es, l&amp;rsquo;ambition de m&amp;ecirc;ler gros moyens de production avec une certaine forme de na&amp;iuml;vet&amp;eacute; qui rendent l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre si touchante. Son objectif est de bousculer son auditoire, de provoquer des &amp;eacute;motions si possibles contraires, de passer du rire aux larmes, avec toujours une certaine po&amp;eacute;sie.

Si des morceaux bondissants comme &lt;em style=""&gt;Working Together&lt;/em&gt; ou &lt;em style=""&gt;Unrequited Love&lt;/em&gt; semblent &amp;agrave; premi&amp;egrave;re vue plus accessibles, leurs textes acides refl&amp;egrave;tent parfaitement le caract&amp;egrave;re complexe et misanthrope de Gonzales. &lt;em style=""&gt;Slow Down,&lt;/em&gt; avec son solo de saxophone, est&amp;nbsp;un sommet du kitsch, presque du mauvais go&amp;ucirc;t, caract&amp;eacute;ristique volontairement assum&amp;eacute;e par son auteur. Un morceau comme &lt;em style=""&gt;Modalisa &lt;/em&gt;aurait presque pu figurer dans le sublime &amp;quot;Solo Piano&amp;quot;. Gonzales chante merveilleusement bien dans le splendide &lt;em style=""&gt;Map Of The World&lt;/em&gt;, morceau d&amp;eacute;licat faisant se c&amp;ocirc;toyer les Bee Gees et Supertramp. Et il en rajoute une couche dans le luxe cossu du disco avec un &lt;em style=""&gt;Let&amp;rsquo;s Ride &lt;/em&gt;grandiloquent. Le bouleversant &lt;em style=""&gt;Singing Something&lt;/em&gt; dans lequel il est surpris en train de chanter seul, est une sorte de mise &amp;agrave; nu. Apais&amp;eacute;, il laisse sa voix divaguer et finit l&amp;rsquo;album en beaut&amp;eacute;.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;

Gonzales s&amp;rsquo;est cr&amp;eacute;&amp;eacute; un personnage &amp;agrave; son image, grotesque, path&amp;eacute;tique, touchant, exag&amp;eacute;rant ses d&amp;eacute;fauts. Gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; cet album, sinc&amp;egrave;re au possible, il souhaite &amp;ecirc;tre pris au s&amp;eacute;rieux, jette le masque, et se montre tel qu&amp;rsquo;il est vraiment, tout en voulant rester incompris. Ce vrai clown triste refuse le pi&amp;eacute;destal et son statut de g&amp;eacute;nie, &amp;eacute;meut, &amp;eacute;nerve, et finalement toutes ces &amp;eacute;motions sont le miroir exact de la vie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</description></item><item><title>Pure Lunacy - s/t</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2509</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2509</guid><pubDate>Sun, 11 May 2008</pubDate><description>A l'instar de son homologue Cecilia::Eyes, le groupe li&amp;eacute;geois Pure Lunacy pratique avec dext&amp;eacute;rit&amp;eacute; un shoegazing digne des plus grands repr&amp;eacute;sentants britanniques du genre. Ce EP est compos&amp;eacute; de 3 titres qui forment un ensemble compact et&amp;nbsp;dense. Les compositions m&amp;ecirc;lent avec subtilit&amp;eacute; et &amp;eacute;l&amp;eacute;gance leurs diverses influences, shoegazing donc, mais aussi post-rock et pop cisel&amp;eacute;e. Le chant de Mike colle parfaitement &amp;agrave; ces m&amp;eacute;lodies atmosph&amp;eacute;riques ; tr&amp;egrave;s &amp;eacute;th&amp;eacute;r&amp;eacute; par instants presque murmur&amp;eacute;, il semble issu d'une r&amp;ecirc;verie sombre et sans issue. Le tout est &amp;eacute;paul&amp;eacute; par des guitares aussi tordues que planantes, parfois &amp;agrave; la limite du progressif. A noter l'apport particulier du batteur : ses rythmiques froides et implacables confinent au sublime. Pure Lunacy est au d&amp;eacute;but d'une bien belle aventure, &amp;eacute;pique comme on les aime.</description></item><item><title>Holy Fuck - LP</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2511</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2511</guid><pubDate>Sat, 10 May 2008</pubDate><description>&lt;div align="justify"&gt;C'est au d&amp;eacute;but du mois de novembre 2007 que l'on d&amp;eacute;couvre pour la premi&amp;egrave;re fois sur les sc&amp;egrave;nes fran&amp;ccedil;aises ce groupe canadien originaire de Toronto. Ils assurent la premi&amp;egrave;re partie de la tourn&amp;eacute;e mondiale de !!!, et sont d&amp;eacute;j&amp;agrave; pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;s d'une r&amp;eacute;putation de b&amp;ecirc;tes de sc&amp;egrave;ne. Preuve en est, entre 2005 et 2007, ils ont tourn&amp;eacute; avec Clinic, Do Make Say Think, Prefuse73, Wolf Parade, Mouse On Mars ou encore Beans d'Anti Pop Consortium. On comprend alors que ce n'est pas un hasard si le titre d'ouverture de &amp;quot;LP&amp;quot;, &lt;em&gt;Super Inuit&lt;/em&gt;, a &amp;eacute;t&amp;eacute; enregistr&amp;eacute; lors d'un live &amp;agrave; Philadelphie.

Sobrement intitul&amp;eacute; &amp;quot;LP&amp;quot;, ce deuxi&amp;egrave;me album d'Holy Fuck - le premier distribu&amp;eacute; en France - paru en octobre 2007 sur XL Recordings, est d'une &amp;eacute;nergie cataclysmique. Les morceaux &lt;em&gt;Super Inuit&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;The Pulse&lt;/em&gt; &amp;eacute;voquent Kasabian ou des Wolf &amp;amp; Cub bard&amp;eacute;s d'amph&amp;eacute;tamines, et &lt;em&gt;Lovely Allen&lt;/em&gt; sublime une m&amp;eacute;lodie classique - au double sens du terme - de Sigur R&amp;ograve;s par un d&amp;eacute;luge sonore euphorique. 

Les canadiens sont tr&amp;egrave;s proches de Battles (avec qui ils ont d'ailleurs tourn&amp;eacute;) pour l'aspect tr&amp;egrave;s exp&amp;eacute;rimental et survitamin&amp;eacute; de leur rock ; une diff&amp;eacute;rence majeure existe cependant entre ces deux groupes. Si les New Yorkais de Battles descendent directement d'Animal Collective, Holy Fuck descend en revanche principalement du Big Beat anglais. D'o&amp;ugrave; cette urgence, cette texture synth&amp;eacute;tique et cette omnipr&amp;eacute;sence du groove qui font de la transe non pas un but mais un &amp;eacute;tat de fait.&lt;/div&gt;</description></item><item><title>dEUS - Vantage Point</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2521</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2521</guid><pubDate>Fri, 09 May 2008</pubDate><description>Depuis la sortie de &amp;quot;Worst Case Scenario&amp;quot; en 1994 et du chef-d'oeuvre &amp;quot;Ideal Crash&amp;quot; en 1999, deux albums qui auront durablement chang&amp;eacute; la face du rock belge et international, toute sortie d'un album de Deus est attendue avec une impatience non feinte de la part de leurs nombreux fans et de la presse musicale. Pourtant l'histoire de &amp;quot;Vantage Point&amp;quot; &amp;eacute;tait &amp;agrave; la base mal embarqu&amp;eacute;e, une sombre histoire d'interviews payantes impos&amp;eacute;es par le label ayant provoqu&amp;eacute; une bord&amp;eacute;e de contestations au sein des r&amp;eacute;dactions des m&amp;eacute;dias&amp;nbsp;nationaux qui pour la plupart soutenaient avec ferveur le groupe anversois depuis le d&amp;eacute;but de leur aventure.

Malgr&amp;eacute; cette p&amp;eacute;rip&amp;eacute;tie malheureuse, dEUS se pr&amp;eacute;sente trois ans apr&amp;egrave;s le d&amp;eacute;j&amp;agrave; controvers&amp;eacute; &amp;quot;Pocket Revolution&amp;quot;. Tom Barman choisit d'enregistrer dans son propre studio et s'entoure du m&amp;egrave;me line-up, ce qui n'est pas un mince exploit quand on sait &amp;agrave; quel point le Maestro aime changer de personnel. Arrive alors la malheureuse erreur de casting : le groupe porte son d&amp;eacute;volu, derri&amp;egrave;re les&amp;nbsp;manettes, sur Dave McKracken. Le multi r&amp;eacute;f&amp;eacute;renc&amp;eacute; producteur de Depeche Mode et Faithless ne saura jamais comment cerner le monstre dEUS. L'album est surproduit, d&amp;eacute;savantag&amp;eacute;s par ce qui aurait d&amp;ucirc; &amp;ecirc;tre son point fort. Trop d'effets inutiles, de choeurs monochordes, de vocaux poussifs, de claviers, trop de tout au final, ce qui &amp;eacute;touffe dans l'&amp;oelig;uf certaines bonnes chansons.

Au rayon des bonnes surprises,&lt;em&gt; The&lt;/em&gt;&lt;em&gt; Architect,&lt;/em&gt; premier single tranchant, puissant, avec un texte d'humour glacial digne du plus grand dEUS, &lt;em&gt;Eternal Woman&lt;/em&gt;, merveilleuse ballade qui prouve &amp;agrave; quel point Tom Barman est un brillant chanteur, &lt;em&gt;Smokers Reflect&lt;/em&gt;, un bon titre accompagn&amp;eacute; par l'&amp;eacute;cho d'un piano ou encore &lt;em&gt;Popular Culture&lt;/em&gt;, un peu g&amp;acirc;ch&amp;eacute; par des ch&amp;oelig;urs enfantins irritants, qui termine toutefois en beaut&amp;eacute; le moyen &amp;quot;Vantage Point&amp;quot;.

Reste que pour l'instant, il faut voir la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; en face et savoir tirer les conclusions du moment, aussi d&amp;eacute;sagr&amp;eacute;ables soient-elles. dEUS se boursoufle, s'embourgeoise et commence &amp;agrave; se faire s&amp;eacute;rieusement malmener par la concurrence. Le temps ou dEUS &amp;eacute;tait le petit fr&amp;egrave;re flamand de Pavement est r&amp;eacute;volu. Heureusement, il reste de fa&amp;ccedil;on &amp;eacute;parse de grandes chansons. Des fulgurances qui nous forcent &amp;agrave; croire que tout n'est pas perdu pour un des groupes majeurs de la sc&amp;egrave;ne europ&amp;eacute;enne.</description></item><item><title>Tindersticks - The hungry saw</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2518</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2518</guid><pubDate>Thu, 08 May 2008</pubDate><description>Dr&amp;ocirc;le d'impression que d'apprendre la sortie d'un nouvel album des Tindersticks en 2008. Apr&amp;egrave;s avoir sorti l'&amp;eacute;quivalent de trois double albums entre 1993 et 1997, tous splendides, ne ressemblant &amp;agrave; rien de r&amp;eacute;pertori&amp;eacute;, le groupe &amp;eacute;tait sorti lessiv&amp;eacute; de tant de prouesses. Le reste de leur discographie, par comparaison, n'&amp;eacute;tait gu&amp;egrave;re que l'expression qu'ils avaient tout donn&amp;eacute; et ne s'en remettaient pas. La s&amp;eacute;paration en 2003 fut donc tout sauf une surprise.&amp;nbsp;

Que faut-il donc attendre de leur retour ? D'abord de ne pas bouder le plaisir de retrouver la voix de Stuart Staples, toujours aussi juste et porteuse de v&amp;eacute;cu, m&amp;ecirc;me si on ne l'a jamais vraiment perdue. Ensuite, il faut entrer dans l'album, et constater d&amp;egrave;s &lt;em&gt;Yesterday tomorrows &lt;/em&gt;que le groupe renoue avec son sens hors pair des arrangements, sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; faire cohabiter une dynamique pop avec des sonorit&amp;eacute;s classiques et soign&amp;eacute;es. On sent ensuite rapidement que le groupe a tir&amp;eacute; les enseignements de l'&amp;eacute;chec de ses derniers albums, qui, &amp;agrave; vouloir aller vers plus de simplicit&amp;eacute; ne faisaient que tirer le groupe vers la morosit&amp;eacute; et un certain renoncement. Ici, &lt;em&gt;Feel the sun &lt;/em&gt;ou&lt;em&gt; E type&lt;/em&gt;, tout en &amp;eacute;tant des pi&amp;egrave;ces assez concises, n'en sont pas moins drap&amp;eacute;es dans un lyrisme chavirant&amp;nbsp;: les cordes et la m&amp;eacute;lodie de &lt;em&gt;The other side of the world &lt;/em&gt;donnent le frisson.&amp;nbsp;

C'est donc bien &amp;agrave; un retour en grande forme auquel on a affaire, et pas &amp;agrave; une tentative path&amp;eacute;tique de plus de venir surfer sur les bris&amp;eacute;es d'une r&amp;eacute;putation pass&amp;eacute;e sans rien offrir de neuf. Sur &amp;quot;The hungry saw&amp;quot;, le groupe a enfin trouv&amp;eacute; la bonne formule pour offrir un disque ambitieux sans se sentir oblig&amp;eacute; qu'il dure une heure et demi et soit compos&amp;eacute; de vingt morceaux au minimum. Il faudrait &amp;ecirc;tre sacr&amp;eacute;ment blas&amp;eacute; pour ne pas reconna&amp;icirc;tre que les Tindersticks ont d'ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; aligner une des plus belles brochettes de balades que l'on entendra cette ann&amp;eacute;e, avec une mention sp&amp;eacute;ciale &amp;agrave; &lt;em&gt;Boobar &lt;/em&gt;et &amp;agrave; sa m&amp;eacute;lodie ascensionnelle et ses choeurs en milieu de parcours. Ca fait du bien de retrouver ce groupe &amp;agrave; cette hauteur sans ressentir une once de nostalgie, simplement parce que Stuart Staples et ses acolytes s'inventent un pr&amp;eacute;sent en ne comptant que sur eux-m&amp;ecirc;mes. Chapeau bas, messieurs.</description></item><item><title>Brian Jonestown Massacre (The) - My Bloody Underground</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2514</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2514</guid><pubDate>Thu, 08 May 2008</pubDate><description>&lt;div align="justify"&gt;Plus de cinq ans apr&amp;egrave;s &amp;quot;And This Is Our Music&amp;quot;, la bande d'Anton Newcombe est de retour avec ce dixi&amp;egrave;me vrai album intitul&amp;eacute; &amp;quot;My Bloody Underground&amp;quot; et publi&amp;eacute; sur leur propre label, A Records, cr&amp;eacute;&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre dernier. Entre temps, l'actualit&amp;eacute; discographique de The Brian Jonestown Massacre se composait de maxis, de r&amp;eacute;&amp;eacute;ditions et de deux &amp;quot;best-of&amp;quot;. Enregistr&amp;eacute; entre Liverpool et Reykjavik en ao&amp;ucirc;t dernier, &amp;quot;My Bloody Underground&amp;quot; est sans grande surprise musicalement parlant. Quoi que... 

Nous retrouvons les traits caract&amp;eacute;ristiques d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s par The Brian Jonestown Massacre depuis leurs d&amp;eacute;buts en 1992, o&amp;ugrave; de longues p&amp;eacute;r&amp;eacute;grinations psych&amp;eacute;d&amp;eacute;liques (&lt;em&gt;Who Cares Why&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Dropping Bombs On The Whitehouse&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Black Hole Symphony&lt;/em&gt;) c&amp;ocirc;toient des plages instrumentales moyen-orientales (&lt;em&gt;Who's Fucking Pissed In My Well?&lt;/em&gt;) et des titres &amp;agrave; incandescence velvetienne (&lt;em&gt;Yeah-Yeah&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Infinite Wisdom Tooth / My Last Night In Bed With You&lt;/em&gt;).

En revanche, ce nouvel album se veut beaucoup plus noisy dans le traitement du son, et d&amp;eacute;ploie d'impressionnants murs de guitares reverb&amp;eacute;es sur les morceaux &lt;em&gt;Golden-Frost&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Just Like Kicking Jesus&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Automatic Faggot For The People&lt;/em&gt;. Enfin, au banc des innovations, on note l'utilisation d'une bo&amp;icirc;te &amp;agrave; rythmes sur &lt;em&gt;Dark-Wave-Driver / Big Drill Car&lt;/em&gt;, et un poignant morceau de piano au romantisme t&amp;eacute;n&amp;eacute;breux, &lt;em&gt;We Are The Niggers Of The World&lt;/em&gt;.

Ainsi, moins folk et lo-fi que ses pr&amp;eacute;d&amp;eacute;cesseurs mais plus noise et obscur, &amp;quot;My Bloody Underground&amp;quot; laisse pointer de nouveaux horizons pour The Brian Jonestown Massacre. Et on se dit alors qu'on n'en a pas encore fini avec Anton Newcombe. Et c'est tant mieux !


&lt;em&gt;A noter que vous pouvez retrouver sur Youtube les douze vid&amp;eacute;os - compl&amp;egrave;tement barr&amp;eacute;es et tr&amp;egrave;s po&amp;eacute;tiques - r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es par Anton Newcombe lui-m&amp;ecirc;me pour illustrer les morceaux de son album. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Excepter - Debt Dept</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2512</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2512</guid><pubDate>Wed, 07 May 2008</pubDate><description>Peu de temps apr&amp;egrave;s le premier long format de Rings (anciennement First Nation, les Raincoats des ann&amp;eacute;es 2000), l'excellent label washingtonien Paw Tracks (Animal Collective, Panda Bear, Ariel Pink...) publie &amp;quot;Debt Dept&amp;quot;, le sixi&amp;egrave;me album d'Excepter, qui est aussi le premier &amp;agrave; &amp;ecirc;tre distribu&amp;eacute; en France.

&lt;em&gt;Entrance&lt;/em&gt;, le morceau d'ouverture, donne le ton : une courte m&amp;eacute;lodie hypnotique et r&amp;eacute;p&amp;eacute;titive tr&amp;egrave;s noire, un pied de batterie ent&amp;ecirc;tant et angoissant, des cloches, une flop&amp;eacute;e d'effets sonores et un entrem&amp;ecirc;lement de voix - masculines et f&amp;eacute;minines; chant&amp;eacute;es, parl&amp;eacute;es et cri&amp;eacute;es. Sorte de rite initiatique au coeur de cette messe noire ou autre transe spirituelle collective, &lt;em&gt;Entrance&lt;/em&gt; peut rebuter, effrayer, ou fasciner. D&amp;egrave;s le deuxi&amp;egrave;me titre, &lt;em&gt;Shots Ring&lt;/em&gt;, Throbbing Gristle et ses fant&amp;ocirc;mes sont invoqu&amp;eacute;s : sonorit&amp;eacute;s m&amp;eacute;talliques et toujours ce d&amp;eacute;fil&amp;eacute; vocal mystique. Sur &lt;em&gt;Kill People&lt;/em&gt; et son apparente paisible ligne de basse, l'accompagnement vocal se fait plus angoissant encore. 

Cette marque de fabrique d'Excepter, o&amp;ugrave; chaque musicien est &amp;eacute;galement chanteur/choriste/crieur/accompagnateur vocal, va se retrouver tout au long de l'album. En m&amp;ecirc;lant ambiances industrielles et sonorit&amp;eacute;s electro souffrantes et plaintives (&lt;em&gt;Burgers&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;The Last Dance&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Greenhouse/Stretch&lt;/em&gt;), hommage &amp;agrave; Suicide (&lt;em&gt;Walking Through The Night&lt;/em&gt;) et funk transg&amp;eacute;nique (&lt;em&gt;Any And Every&lt;/em&gt;), Excepter produit un album d'une incroyable richesse sonore faite de diversit&amp;eacute;, de superposition et de profondeur. Voil&amp;agrave; qui redonne sa pleine signification au mot exp&amp;eacute;rimentation.&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;</description></item><item><title>Supergrass - Diamond Hoo Ha</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2510</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2510</guid><pubDate>Tue, 06 May 2008</pubDate><description>Supergrass endiamant&amp;eacute;, petites vestes cintr&amp;eacute;es, photo pos&amp;eacute;e&amp;hellip; ? Malgr&amp;eacute; cette sage apparence, on comprend d&amp;egrave;s les premi&amp;egrave;res notes de &lt;em&gt;Diamond Hoo Ha Man&lt;/em&gt; que ce qui va compter dans ce titre ce n&amp;rsquo;est pas tant le Diamond que le Hoo Ha!

Apr&amp;egrave;s bient&amp;ocirc;t 15 ans d&amp;rsquo;existence et des vies semble-t-il plut&amp;ocirc;t rang&amp;eacute;es, les quatre d&amp;rsquo;Oxford n&amp;rsquo;ont rien perdu de leur mordant rock&amp;rsquo;n&amp;rsquo;roll ni de leur cr&amp;eacute;ativit&amp;eacute;. Bien au contraire, cet album est une fois de plus plac&amp;eacute; sous le signe de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie et d&amp;rsquo;une bonne humeur pop communicative, que la puissance des guitares vient on ne peut mieux habiller d&amp;rsquo;une touche de v&amp;eacute;h&amp;eacute;mence rock.&amp;nbsp;

S&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;est pas donn&amp;eacute; &amp;agrave; tout le monde de savoir &amp;eacute;crire une bonne chanson, certains ont le honteux talent de pouvoir les concentrer dans un m&amp;ecirc;me disque. Ici, chaque titre&amp;nbsp;a sa touche particuli&amp;egrave;re&amp;nbsp;: le tr&amp;egrave;s direct et rock &lt;em&gt;Bad Blood&lt;/em&gt;, le gentiment pop et mid tempo &lt;em&gt;When I needed you&lt;/em&gt;, le r&amp;eacute;solument 90s &lt;em&gt;345&lt;/em&gt;, ou le d&amp;eacute;lirant &lt;em&gt;Whiskey and green tea&amp;nbsp;&lt;/em&gt;; tous savent charmer et les oreilles se laissent prendre au jeu avec plaisir.

On pourrait bien sur noter que ce format pop ne r&amp;eacute;volutionne pas vraiment les codes musicaux de ce d&amp;eacute;but de si&amp;egrave;cle&amp;hellip; et alors ? La production charnue de Nick Launay donne &amp;agrave; ces morceaux une &amp;eacute;paisseur qui nous rappelle que le rock, c&amp;rsquo;est avant tout de la sueur et de la sc&amp;egrave;ne. C&amp;rsquo;est bon de se dire que ces onze titres donnent envie d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre pris dans une foule compacte et survolt&amp;eacute;e, pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; se laisser &amp;eacute;lectrifier par une efficacit&amp;eacute; brute.

Avec ce &amp;quot;Diamond Hoo Ha&amp;quot;, Gaz Coombes et ses petites camarades nous montrent combien ils sont capables de faire &amp;eacute;voluer leur musique dans une &amp;eacute;poque tout en restant fid&amp;egrave;les &amp;agrave; leurs premi&amp;egrave;res amours !</description></item><item><title>Swell - Too Many Days Without Thinking</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2448</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2448</guid><pubDate>Sun, 04 May 2008</pubDate><description>La courte histoire du rock regorge d&amp;rsquo;oublis injustes, de perdants magnifiques ; c&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs ce qui fait &amp;agrave; nos yeux une grande part de son int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t (et ce qui justifie &amp;eacute;galement l&amp;rsquo;existence d&amp;rsquo;un site comme le n&amp;ocirc;tre). Mais certains oublis sont bien plus criants que d&amp;rsquo;autres. Swell, assur&amp;eacute;ment, fait partie des grands cocus des ann&amp;eacute;es 90 : ignor&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, oubli&amp;eacute; ou presque &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, le groupe a pourtant r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement tutoy&amp;eacute; l&amp;rsquo;excellence, notamment sur une brochette d&amp;rsquo;albums (&amp;quot;Well ?&amp;quot;, &amp;quot;41&amp;quot; et ce &amp;quot;Too Many Days Without Thinking&amp;quot;) qui aurait d&amp;ucirc; lui permettre d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;der &amp;agrave; un succ&amp;egrave;s bien plus vaste.

La gen&amp;egrave;se de ce quatri&amp;egrave;me opus fut pour le moins mouvement&amp;eacute;e, le groupe ayant d&amp;ucirc; r&amp;eacute;aliser pas moins de cinq sessions d&amp;rsquo;enregistrements, seul ou en compagnie de diff&amp;eacute;rents producteurs. En 1997, Swell est donc, d&amp;eacute;j&amp;agrave;, un &amp;eacute;trange quatuor de scoumounards, qui essaie d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute;ment de jouer leur musique, le mieux possible, tout simplement. Cet acharnement (ce d&amp;eacute;sespoir ?) se ressent jusque dans le son du groupe : sec, tendu, bas&amp;eacute; sur le contraste saisissant entre une guitare rythmique &amp;agrave; l&amp;rsquo;acoustique rugueuse et un trio rock (guitare &amp;eacute;lectrique / basse / batterie) canonique et sans aff&amp;eacute;terie. &lt;em&gt;What I Always Wanted&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Going Up (To Portland)?&lt;/em&gt; figurent parmi les meilleurs exemples de la sobre efficacit&amp;eacute; de cette formule d&amp;eacute;graiss&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;extr&amp;ecirc;me.

Splendide de bout en bout, &amp;quot;Too Many Days Without Thinking&amp;quot; est le disque d&amp;rsquo;un groupe en pleine possession de ses (&amp;eacute;normes) moyens, au pinacle de son art : intelligent sans &amp;ecirc;tre arty, physique et &amp;eacute;nergique sans &amp;ecirc;tre bourrin, m&amp;eacute;lodique sans mi&amp;egrave;vrerie, Swell atteint ici un &amp;eacute;quilibre miraculeux, et livre la quintessence de ce que le rock devrait toujours &amp;ecirc;tre. &amp;quot;Too Many Days Without Thinking&amp;quot; se cl&amp;ocirc;t, ad&amp;eacute;quatement, sur &lt;em&gt;Sunshine Everyday&lt;/em&gt;, ballade a&amp;eacute;rienne et diaphane soudain clou&amp;eacute;e au sol par les mart&amp;egrave;lements de la batterie, puis ressuscit&amp;eacute;e par les voix ironiques et hant&amp;eacute;es de David Freel.

On ne saura jamais ce qui a manqu&amp;eacute; &amp;agrave; Swell. Pas assez sexy ? Trop sombre ? Trop sobre ? Il y a probablement des dizaines d&amp;rsquo;explications, toutes aussi plausibles les unes que les autres, toutes aussi injustes au fond. L&amp;rsquo;important reste finalement que l&amp;rsquo;on peut encore profiter de beaux disques comme ce &amp;quot;Too Many Days Without Thinking&amp;quot;.</description></item><item><title>Last Shadow Puppets (The) - The Age Of The Understatement</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2506</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2506</guid><pubDate>Sat, 03 May 2008</pubDate><description>C'est avec une rare vitesse qu'Alex Turner, hyperactif leader des Arctic Monkeys, et Miles Lanes, frontman des moins connus Rascals, pr&amp;eacute;sentent &amp;quot;The Age Of The Understatement&amp;quot;, le premier album de leur nouveau groupe, The Last Shadow Puppets. 
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En pochette, un mannequin photographi&amp;eacute; en noir et blanc par le sp&amp;eacute;cialiste du nu artistique, Sam Haskins, annonce clairement l'esprit r&amp;eacute;tro du disque. La pr&amp;eacute;sence de James Ford &amp;agrave; la production finit de convaincre les ind&amp;eacute;cis sur la v&amp;eacute;racit&amp;eacute; du projet. A plus d'une reprise, on pense entendre le g&amp;eacute;n&amp;eacute;rique d&amp;eacute;jant&amp;eacute; d'un James Bond sur &lt;em style=""&gt;In My Room&lt;/em&gt; ou la bande-son tir&amp;eacute;e d'&amp;quot;Amicalement V&amp;ocirc;tre&amp;quot; avec &lt;em style=""&gt;Black Pant&lt;/em&gt;. La tr&amp;egrave;s belle escapade &lt;em style=""&gt;Only The Truth &lt;/em&gt;&amp;eacute;voque la country tordue des Flying Burritos. V&amp;eacute;ritable fer de lance et bijou pop de l&amp;rsquo;album, &lt;em style=""&gt;My Mistakes Were Made For You&lt;/em&gt; balance des guitares h&amp;eacute;ro&amp;iuml;ques qui sentent le Far-West de Sergio Leone.&lt;em style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
Si les titres manquent parfois de force, l'album confirme le talent d'Alex Turner et surtout sa volont&amp;eacute; farouche d'&amp;eacute;largir son champ d'action.</description></item></channel></rss>