<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Indiepoprock.net - chroniques de disques</title><link>http://www.indiepoprock.net</link><description>indiepoprock.net // webzine, chroniques, interviews, live reports, labels, groupes indie, actualité rock, musique pop, artistes indépendants,</description><copyright>©2006 indiepoprock</copyright><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 19 Mar 2010 00:00:09 +0100</lastBuildDate><item><title>Clogs - The creatures in the garden of Lady Walton</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3252</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3252</guid><pubDate>Fri, 19 Mar 2010</pubDate><description>&lt;div align="justify"&gt;Clogs est souvent pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; comme le projet parall&amp;egrave;le de Bryce Dessner, membre de The National, ces derniers b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiant d'une notori&amp;eacute;t&amp;eacute; sup&amp;eacute;rieure. Cette d&amp;eacute;nomination est pourtant r&amp;eacute;ductrice et quelque peu trompeuse. Dabord parce que Clogs offre une musique bien diff&amp;eacute;rente, souvent instrumentale, influenc&amp;eacute;e aussi bien par la musique classique que par la pop. Ensuite parce que la t&amp;ecirc;te pensante du groupe est avant tout Padma Newsome, qui signe d'ailleurs l'ensemble des titres de ce nouvel album. Cependant, &amp;quot;The creatures in the garden of Lady Walton&amp;quot; marque un tournant dans la carri&amp;egrave;re du groupe qui, pour la premi&amp;egrave;re fois, propose un chant sur la majorit&amp;eacute; de ses morceaux. Et tant qu'&amp;agrave; faire, quand on a de bonnes relations, autant ne pas s'en priver. Ainsi, sur cinq morceaux, c'est Shara Worden, alias My Brightest Diamond, et sans aucun doute une des plus belles voix de la pop am&amp;eacute;ricaine actuelle, qui se charge du chant, tandis que Matt Berninger, de The National, ainsi que Sufjan Stevens, pour une apparition tout en discr&amp;eacute;tion (&amp;ccedil;a devient une habitude), compl&amp;egrave;tent le casting. Excusez du peu. 

Toutefois, le risque, dans de telles conditions, est comme toujours d'avoir affaire &amp;agrave; un bel &amp;eacute;crin qui renferme un encha&amp;icirc;nement de bons num&amp;eacute;ros sans grande coh&amp;eacute;rence entre eux. Pris individuellement, &lt;em&gt;Last song, &lt;/em&gt;chant&amp;eacute;e par Matt Berninger, est par exemple une tr&amp;egrave;s belle chanson, &amp;eacute;pur&amp;eacute;e, parfaitement cisel&amp;eacute;e pour le grain de voix de son auteur, &amp;agrave; l'aise dans son registre, sans fioritures. Mais elle est d'autant plus r&amp;eacute;ussie qu'elle s'inscrit au sein d'un album sur lequel Clogs n'a en rien reni&amp;eacute; ses ambitions. Paradoxalement, c'est m&amp;ecirc;me en nous prenant un peu &amp;agrave; rebrousse-poil qu'on le comprend, et par l'entremise des morceaux chant&amp;eacute;s par Shara Worden. En effet, on conna&amp;icirc;t les vastes capacit&amp;eacute;s vocales de la demoiselle, ainsi que la passion qu'elle nourrit&amp;nbsp; pour le classique. Ici, sur des pi&amp;egrave;ces qui &amp;eacute;voquent Brahms ou la musique baroque, elle s'en donne &amp;agrave; c&amp;oelig;ur joie, d&amp;eacute;veloppant comme jamais un chant qui monte souvent tr&amp;egrave;s haut, plus lyrique que pop d&amp;egrave;s &lt;em&gt;On the edge&lt;/em&gt; et avec encore plus d'intensit&amp;eacute; sur &lt;em&gt;The owl of love. &lt;/em&gt;Alors on peut s'agacer, trouver que c'est un peu trop, qu'un peu plus de mesure n'aurait pas fait de mal. 

Mais ce serait oublier que Clogs n'a jamais fait dans les albums &amp;quot;faciles&amp;quot;, m&amp;ecirc;me si un instrumental comme &lt;em&gt;I used to do&amp;nbsp; &lt;/em&gt;aurait pu nous laisser penser que le groupe s'orientait vers une approche plus directe. Il faut donc se d&amp;eacute;barrasser de ses id&amp;eacute;es pr&amp;eacute;con&amp;ccedil;ues et accepter d'entrer vierge dans ce jardin aux cr&amp;eacute;atures bien singuli&amp;egrave;res. Alors seulement on peut se laisser porter par les notes de harpe c&amp;eacute;lestes, les m&amp;eacute;lodies tortueuses, habit&amp;eacute;es, s'abandonner compl&amp;egrave;tement &amp;agrave; leur beaut&amp;eacute;, exacerb&amp;eacute;e par la voix de Shara Worden &amp;agrave; laquelle on finit par c&amp;eacute;der sans restrictions, et ce jusqu'au final &lt;em&gt;We were here, &lt;/em&gt;sur lequel Sufjan Stevens nous chuchote doucement &amp;agrave; l'oreille et nous ram&amp;egrave;ne lentement sur un terrain plus familier, mais pas moins beau. &amp;quot;The creatures in the garden of Lady Walton&amp;quot; s'impose donc d&amp;egrave;s &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent comme un des plus beaux albums de cette ann&amp;eacute;e, et il ne sera pas facile de venir s'aligner &amp;agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute;. &lt;/div&gt;</description></item><item><title>Gorillaz - Plastic Beach</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3264</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3264</guid><pubDate>Thu, 18 Mar 2010</pubDate><description>Oubliez &amp;quot;Gorillaz&amp;quot;, oubliez &amp;quot;Demon Days&amp;quot;, ces s&amp;eacute;ries B &amp;agrave; petit budget : avec &amp;quot;Plastic Beach&amp;quot;, tout est vu en plus grand. Format XXXXXXL. Le casting est renversant : de Lou Reed &amp;agrave; Snoop Dogg en passant par Gruff Rhys, Mos Def, les deux ex-Clash Mick Jones et Paul Simonon - et on en passe encore quelques-uns. La campagne publicitaire est &amp;eacute;videmment &amp;agrave; l'avenant, impossible d'&amp;eacute;chapper aux graphismes de Jamie Hewlett placard&amp;eacute;s sur tout ce qui peut faire office de cloison. Pour le retour aux affaires de son grand singe, Damon Albarn sort ses petits bras muscl&amp;eacute;s et semble bien d&amp;eacute;cid&amp;eacute; &amp;agrave; montrer qui est le plus fort. Comme toujours avec lui, on a instinctivement envie de sortir les griffes... et il faut bien avouer qu'une fois de plus, on en reste pour nos frais.

Ce n'est pas cette fois-ci qu'on d&amp;eacute;gustera du primate hach&amp;eacute; : m&amp;ecirc;me avec la meilleure volont&amp;eacute; du monde, il faudrait &amp;ecirc;tre de bien mauvais foi pour d&amp;eacute;zinguer un tel disque. Mieux encore, le groupe virtuel signe l&amp;agrave; son meilleur album. Certes, on n'y croise pas forc&amp;eacute;ment de machine de guerre &amp;agrave; l'imm&amp;eacute;diatet&amp;eacute; &amp;eacute;clatante comme &lt;em&gt;Clint Eastwood&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Feel Good Inc.&lt;/em&gt; Mais, outre des gimmicks bien vus et des featurings &amp;agrave; se pincer, la grande force de &amp;quot;Plastic Beach&amp;quot; r&amp;eacute;side dans son homog&amp;eacute;n&amp;eacute;it&amp;eacute;. 

Unit&amp;eacute; de ton d'abord : l&amp;agrave; o&amp;ugrave; les pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents albums organisaient un zapping fr&amp;eacute;n&amp;eacute;tique de styles, &amp;agrave; y perdre l'auditeur noy&amp;eacute; sous les r&amp;eacute;f&amp;eacute;rences, Albarn choisit de mieux canaliser son super-non-groupe. Le parti-pris est pourtant ambitieux, tr&amp;egrave;s orient&amp;eacute; vers une &amp;eacute;lectronique assez froide, malaisante, parfaitement symbolis&amp;eacute;e par l'infectieux single &lt;em&gt;Stylo&lt;/em&gt;. Mais la formule est tr&amp;egrave;s travaill&amp;eacute;e et dangereusement addictive : approche minimaliste, son &amp;eacute;norme, accroches m&amp;eacute;lodiques savamment distill&amp;eacute;es (&lt;em&gt;Empire Ants&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Plastic Beach&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Superfast Jellyfish&lt;/em&gt;), Damon et ses potes laborantins ont &amp;eacute;labor&amp;eacute; une formule redoutable.

Ensuite, il faut bien l'avouer : avec Gorillaz, on avait pris l'habitude de se sentir un rien flou&amp;eacute;, avec des albums mal fagot&amp;eacute;s, de nombreux morceaux hautement dispensables faisant office de remplissage. Que l'on se rassure, il y a bien des tubes, il sont juste (un peu) dissimul&amp;eacute;s, presque rebutants &amp;agrave; la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;coute : si &lt;em&gt;On Melancholy Hill&lt;/em&gt; est une merveille cyber-pop imm&amp;eacute;diate, il faut trois &amp;eacute;coutes pour s'habituer &amp;agrave; &lt;em&gt;Stylo&lt;/em&gt; (probablement une centaine pour s'en d&amp;eacute;faire, on n'a pas encore atteint le quota), et il faut attendre plusieurs minutes pour que &lt;em&gt;Empire Ants&lt;/em&gt; prenne son essor extatique. Mais &amp;quot;Plastic Beach&amp;quot; s'av&amp;egrave;re bien plus coh&amp;eacute;rent, avec moins de sommets &amp;eacute;vidents et surtout moins de plages d'ennui... 

Bref, pour la premi&amp;egrave;re fois le concept fumeux et un peu casse-bonbons imagin&amp;eacute; par Hewlett et Albarn appara&amp;icirc;t secondaire et s'efface largement devant la qualit&amp;eacute; d'un v&amp;eacute;ritable album, intelligent, exigeant, diablement bien con&amp;ccedil;u. Pour la premi&amp;egrave;re fois, on a envie de croire que derri&amp;egrave;re Gorillaz se profile une vraie id&amp;eacute;e de (bonne) musique, une notion de vari&amp;eacute;t&amp;eacute; haut de gamme, &amp;agrave; laquelle on a envie d'adh&amp;eacute;rer</description></item><item><title>McGrath (Eamon) - 13 songs of Whiskey and Light</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3251</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3251</guid><pubDate>Wed, 17 Mar 2010</pubDate><description>Ce qui surprend &amp;agrave; la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;coute de cet album d'Eamon Grath, c'est le timbre de vieux loup de mer de ce jeune canadien et le rendu live des morceaux de son &amp;quot;13 Songs of Whiskey and Light&amp;quot;. A peine 20 piges au compteur de ce Canadien et d&amp;eacute;j&amp;agrave; 18 albums &amp;agrave; son palmar&amp;egrave;s, enregistr&amp;eacute;s chez lui, et n'ayant probablement jamais d&amp;eacute;pass&amp;eacute;s la porte du garage hormis pour quelques concerts dans des bars louches. Une centaine de morceaux dont le natif d'Edmonton n'a gard&amp;eacute; que la substantifique moelle, soit 13 chansons bourr&amp;eacute;es d'&amp;eacute;nergie, de passion et d'un peu de bourbon.

Tant&amp;ocirc;t folk, tant&amp;ocirc;t blues, tant&amp;ocirc;t rock, le tout dans un esprit punk, voil&amp;agrave; &amp;agrave; quoi ressemblent les chansons d'Eamon McGrath. La production est &amp;agrave; minima, ce qui explique le rendu live et donne parfois une impression d'amateurisme ou de fra&amp;icirc;cheur bienvenue, selon que l'on appr&amp;eacute;cie ou pas l'univers du Canadien. Quelques titres sortent du lot, notamment l'introductif &lt;em&gt;Welcome to the Heart&lt;/em&gt; au piano, un &lt;em&gt;Machine Gun Cowboy&lt;/em&gt; que l'on a du mal &amp;agrave; croire &amp;eacute;crit et interpr&amp;eacute;t&amp;eacute; par un gamin d'&amp;agrave; peine 20 ans (&amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;I'm going up to heaven soon&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;), un &lt;em&gt;Last Man Standing&lt;/em&gt; en forme de lendemain de gueule de bois ou encore le d&amp;eacute;chirant &lt;em&gt;Desperation, Alberta&lt;/em&gt;.

S'il est trop t&amp;ocirc;t pour dire si un songwriter est n&amp;eacute;, on est s&amp;ucirc;r d'une chose, Eamon McGrath a du talent et de la volont&amp;eacute; &amp;agrave; revendre et l'on suivra avec attention ses futurs travaux, &amp;agrave; commencer par le premier album qu'il enregistrera en studio cet &amp;eacute;t&amp;eacute;.</description></item><item><title>Ruby Suns (The) - Flight Softly</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3257</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3257</guid><pubDate>Tue, 16 Mar 2010</pubDate><description>&lt;div id=":9i" class="ii gt"&gt;On avait laiss&amp;eacute; les Ruby Suns en 2008 avec le tr&amp;egrave;s bon album &amp;quot;Sea Lion&amp;quot;, un joli disque de musique pop qui faisait la part belle aux m&amp;eacute;lodies des ann&amp;eacute;es soixante. Deux ans plus tard, c&amp;rsquo;est avec une toute nouvelle formule que le groupe - dont Ryan McPhun est le seul maitre &amp;agrave; bord - revient avec une toute nouvelle ligne directrice et m&amp;eacute;lodique. Mettant de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; les espaces verdoyants et les sonorit&amp;eacute;s acoustiques de ses pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents efforts, &amp;quot;Flight Softly&amp;quot; laisse exprimer pleinement les synth&amp;eacute;tiseurs et les boites &amp;agrave; rythme.

A l&amp;rsquo;image du dernier effort de Yeasayer, le changement est radical, alors que l&amp;rsquo;un visitait auparavant le psych&amp;eacute;d&amp;eacute;lisme folk des ann&amp;eacute;es 70 et l&amp;rsquo;autre, la pop a&amp;eacute;rienne des ann&amp;eacute;es 60, les deux groupes semblent s&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre donn&amp;eacute; rendez vous dans les ann&amp;eacute;es 80. Probl&amp;egrave;me, l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;eux semble avoir compl&amp;egrave;tement loup&amp;eacute; le coche. Car l&amp;agrave; o&amp;ugrave; le groupe de Brooklyn r&amp;eacute;ussissait pleinement son pari en convoquant des m&amp;eacute;lodies pop &amp;eacute;videntes, les Ruby Suns fatiguent, pire ils agacent.

A l&amp;rsquo;&amp;eacute;coute des 10 titres, on se rend compte que Ryan McPhun s&amp;rsquo;est beaucoup trop &amp;eacute;parpill&amp;eacute;, le N&amp;eacute;o-Z&amp;eacute;landais a certes &amp;eacute;norm&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;id&amp;eacute;es en t&amp;ecirc;te mais &amp;agrave; trop vouloir en mettre, l&amp;rsquo;artiste se perd et nous avec. Au lieu d&amp;rsquo;&amp;eacute;carter certaines de ses id&amp;eacute;es, il a cherch&amp;eacute; &amp;agrave; toutes les caser, on se retrouve alors avec des morceaux bancals &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de &lt;em&gt;How Kids Fail&lt;/em&gt; qui ne manque pas une occasion de multiplier les cassures rythmiques, une habitude beaucoup trop pr&amp;eacute;sente sur ce disque qui consiste &amp;agrave; laisser un &amp;laquo;&amp;nbsp;blanc&amp;nbsp;&amp;raquo; sonore avant de repartir sur un nouvel air musical, une id&amp;eacute;e qui aurait pu &amp;ecirc;tre int&amp;eacute;ressante si l&amp;rsquo;on ne l&amp;rsquo;avait pas retrouv&amp;eacute; sur &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s tous les titres&amp;nbsp;! Certains y verront du g&amp;eacute;nie, d&amp;rsquo;autres une incapacit&amp;eacute; &amp;agrave; amen&amp;eacute; correctement ses m&amp;eacute;lodies dans une autre direction.

Alors dans tout ce fourmillement d&amp;rsquo;id&amp;eacute;es, certaines sont admirables, mais elles ne sont jamais exploit&amp;eacute;es au maximum de leur capacit&amp;eacute;, c&amp;rsquo;est typiquement le disque o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;excitation nous gagne quelques minutes (sublime refrain d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Olympics On Pot&lt;/em&gt;) avant de nous refaire tomber en l&amp;eacute;thargie un bon moment tel le (trop) contemplatif &lt;em&gt;Closet Astrologer&lt;/em&gt; d&amp;rsquo;une longueur insoutenable. Heureusement quelques r&amp;eacute;jouissances sont au programme comme lorsqu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;amuse &amp;agrave; se lancer dans des m&amp;eacute;lodies tropical rappelant le bondissant El Guincho! Ainsi, &lt;em&gt;Cranberry&lt;/em&gt;, seul tube notable de cet album p&amp;eacute;nible fait monter en nous cette euphorie qui explose &amp;agrave; l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e de ce refrain imparable.

On reconnaitra les bonnes id&amp;eacute;es diss&amp;eacute;min&amp;eacute;es dans les quelques recoins fr&amp;eacute;quentables de &amp;quot;Flight Softly&amp;quot;, mais on regrettera l&amp;rsquo;usage qu&amp;rsquo;il en fait, c'est-&amp;agrave;-dire, trop vite abandonn&amp;eacute;es et trop mal exploit&amp;eacute;es. Se complaisant dans un style rappelant le courant chillwave, Ryan McPhun use et abuse des sonorit&amp;eacute;s &amp;eacute;lectroniques 80&amp;rsquo;s &amp;nbsp;transformant ainsi ces compositions en une bouillie sonore&amp;hellip; Voil&amp;agrave; un album o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;accumulation de synth&amp;eacute;tiseurs aurait gagn&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre &amp;eacute;pur&amp;eacute; afin d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter une indigestion qui, h&amp;eacute;las, est in&amp;eacute;vitable dans le cas pr&amp;eacute;sent.
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Besnard Lakes (The) - Are the roaring night</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3254</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3254</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2010</pubDate><description>&lt;div align="justify"&gt;Lorsque les Besnard lakes avaient d&amp;eacute;barqu&amp;eacute; en 2007 avec &amp;quot;Are the dark horse&amp;quot;, on avait eu l'impression d'avoir affaire &amp;agrave; de vieux briscards alors qu'il s'agissait pourtant de leur premier v&amp;eacute;ritable album. Mais il est vrai que leur CV qui attestait de leur investissement dans de nombreux autres groupes canadiens de l'&amp;eacute;poque (Stars, Dears...) et la longue liste d'albums d&amp;eacute;j&amp;agrave; produits par leur leader avait un peu brouill&amp;eacute; les pistes. En outre, cette impression &amp;eacute;tait peut-&amp;ecirc;tre aussi renforc&amp;eacute;e par le sentiment d'&amp;eacute;couter une musique mature et qui prenait ses racines du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des ann&amp;eacute;es 70 plut&amp;ocirc;t que dans la pop ind&amp;eacute; de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. 

&amp;quot;Are the roaring night&amp;quot; s'inscrit dans la m&amp;ecirc;me lign&amp;eacute;e que son pr&amp;eacute;decesseur. Pochette soign&amp;eacute;e, qui contribue &amp;agrave; l'identit&amp;eacute; du groupe, et, au niveau musique, de grandes plages psych&amp;eacute; o&amp;ugrave; s'&amp;eacute;clatent des guitares d&amp;eacute;complex&amp;eacute;es qui font plein de notes, des cordes... Et tout cela para&amp;icirc;t d'une telle &amp;eacute;vidence qu'on en oublierait presque le tour de force que r&amp;eacute;ussit ce groupe, &amp;agrave; savoir nous faire aimer tout ce qu'on a souvent d&amp;eacute;test&amp;eacute; : l'emphase, la trop grande &amp;quot;virtuosit&amp;eacute;&amp;quot; des groupes des ann&amp;eacute;es 70 apparus dans la lign&amp;eacute;e de Pink Floyd et Genesis et qui avaient donn&amp;eacute; vie &amp;agrave; ce qu'on appelait alors le rock progressif, synonyme pour tout amateur d'indie pop qui se respecte de genre &amp;agrave; fuir au plus vite. Et pourtant, d&amp;egrave;s son dyptique &lt;em&gt;Like the ocean, like the innocent pt. 1 &amp;amp; 2, &lt;/em&gt;les Besnard lakes parviennent &amp;agrave; en extirper le meilleur (le souffle, la verve musicale) tout en laissant le pire de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; (la grandiloquence, la surench&amp;egrave;re dans l'empilement des instruments et des arrangements). 

Mais les Besnard lakes ne doivent pas pour autant &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;duits &amp;agrave; un groupe nostalgique charg&amp;eacute; de redorer le blason de glorieux a&amp;icirc;n&amp;eacute;s. &amp;quot;Are the roaring night&amp;quot; est avant tout une superbe matrice &amp;agrave; morceaux &amp;agrave; g&amp;eacute;om&amp;eacute;trie variable, o&amp;ugrave; les guitares savent parfois se faire brumeuses et grondantes, telles sur &lt;em&gt;Albatross, &lt;/em&gt;qui cette fois &amp;eacute;voquera l'esprit des &amp;eacute;ternels My bloody valentine, plus &amp;eacute;th&amp;egrave;r&amp;eacute;es sur la superbe ballade &lt;em&gt;Land of the living skies&lt;/em&gt;. Se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le enfin une capacit&amp;eacute; &amp;agrave; bousculer les dynamiques traditionnelles sans tomber dans l'alambiqu&amp;eacute; qui fait la r&amp;eacute;ussite &amp;eacute;clatante du splendide &lt;em&gt;Light up the night&lt;/em&gt; : un d&amp;eacute;marrage calme, presque recueilli, avant une mont&amp;eacute;e qui culmine dans la d&amp;eacute;clamation d'une phrase musicale exacerb&amp;eacute;e par les guitares et les violons. Les Besnard lakes signent donc un nouvel album qui ne cherche pas la surench&amp;egrave;re, mais qui par sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; assembler des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments et des dynamiques qui ne sont pas &amp;agrave; la port&amp;eacute;e des premiers venus, se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le une sacr&amp;eacute;e belle bo&amp;icirc;te &amp;agrave; id&amp;eacute;es. &lt;/div&gt;</description></item><item><title>Langhorne Slim - Be Set Free</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3258</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3258</guid><pubDate>Sun, 14 Mar 2010</pubDate><description>Sans conna&amp;icirc;tre l'artiste et &amp;agrave; la simple lecture de son pseudonyme, on s'attendrait de la part d'un Langhorne Slim &amp;agrave; un album de country bon teint, fleurant bon le cuir, le stetson et le poney. Les apparences sont trompeuses : &amp;quot;Be Set Free&amp;quot; nous parle de folk et de pop, avec des influences &amp;agrave; chercher plus volontiers chez quelques grands anciens du genre (Cat Stevens ou, &amp;eacute;videmment, Dylan) que du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des standards plus r&amp;eacute;cents, malgr&amp;eacute; la pr&amp;eacute;sence d'un Decemberist aux manettes.

En tout cas, Langhorne Slim sait d&amp;eacute;gainer ses meilleures armes d'entr&amp;eacute;e de jeu : apr&amp;egrave;s &lt;em&gt;Back To The Wild&lt;/em&gt; et surtout le parfait &lt;em&gt;Say Yes&lt;/em&gt;, on est pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; signer des deux mains, auxquelles on adjoindrait m&amp;ecirc;me une troisi&amp;egrave;me, au prix de manipulations g&amp;eacute;n&amp;eacute;tiques douteuses, pour &lt;em&gt;I Love You, But Goodbye&lt;/em&gt;... Dommage que le niveau redescende aussi vite ensuite et surtout que la r&amp;eacute;p&amp;eacute;tition s'installe de fa&amp;ccedil;on aussi patente. Parmi les ratages : &lt;em&gt;Cinderella&lt;/em&gt;, qui tente de sautiller mais se prend surtout les pieds dans le tapis, &lt;em&gt;Yer Wrong&lt;/em&gt;, pr&amp;eacute;diction auto-r&amp;eacute;alisatrice, ou encore &lt;em&gt;So Glad I'm Coming Home&lt;/em&gt;, qui sonne comme un mauvais Pogues sobre.

Malgr&amp;eacute; ces faiblesses, &amp;quot;Be Set Free&amp;quot; finit par &amp;ecirc;tre presque aussi attachant qu'il est in&amp;eacute;gal et ce n'est pas peu dire. Sur les morceaux les plus pos&amp;eacute;s, la voix de Langhorne Slim charme, certains de ses accents rocailleux &amp;eacute;voquant un Van Morrison en goguette. Le morceau titre, &lt;em&gt;Leaving My Love&lt;/em&gt; ou le tr&amp;egrave;s d&amp;eacute;nu&amp;eacute; &lt;em&gt;Blown Your Mind&lt;/em&gt; empochent la mise avec &amp;eacute;l&amp;eacute;gance. Il manque &amp;agrave; &amp;quot;Be Set Free&amp;quot; un petit plus qui lui permettrait de prendre un essor inesp&amp;eacute;r&amp;eacute; et de devenir un v&amp;eacute;ritable album de chevet pop-folk. Cependant, sans &amp;ecirc;tre un chef-d'oeuvre, il n'en reste pas moins un disque agr&amp;eacute;able, chaleureux et sympathique.</description></item><item><title>Moonface - Dreamland EP : Marimba And Shit-Drums</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3256</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3256</guid><pubDate>Sat, 13 Mar 2010</pubDate><description>Derri&amp;egrave;re Moonface se cache Spencer Krug comme le t&amp;eacute;moigne cette pochette explicite. Le jeune am&amp;eacute;ricain est un boulimique de travail (Sunset Rubdown, Wolf Parade, Swan Lake), probablement un des artistes les plus prolifiques de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Avec Moonface, il signe un album d'une seule chanson d'une dur&amp;eacute;e d'environ 20 minutes librement t&amp;eacute;l&amp;eacute;chargeable pour le montant que vous d&amp;eacute;sirez sur &lt;a target="_blank" href="https://scdistribution.com/moonface/"&gt;le site officiel&lt;/a&gt;. La chanson est donc r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e au marimba (un instrument de percussions que l'on retrouve dans diff&amp;eacute;rentes cultures africaines et sud am&amp;eacute;ricaines), une batterie plus traditionnelle, et quelques synth&amp;eacute;s. Une fois de plus Spencer Krug &amp;eacute;tonne par son hyper-activit&amp;eacute; et son sens &amp;eacute;tonnant du renouvellement permanent. &amp;quot;Marimba And Shit-Drums&amp;quot; n'a rien d'un chef d'oeuvre, mais c'est un OVNI surprenant qui d&amp;eacute;montre une fois de plus son grand talent.</description></item><item><title>Hadouken - For The Masses</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3247</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3247</guid><pubDate>Fri, 12 Mar 2010</pubDate><description>Deuxi&amp;egrave;me album des Anglais d'Hadouken, le premier avait, para&amp;icirc;t-il, connu un certain succ&amp;egrave;s (plus de 100 000 exemplaires vendus). On leur souhaite la m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;ussite avec &amp;quot;For The Masses&amp;quot; mais on ne parierait pas un kopeck l&amp;agrave;-dessus. Suiveurs plut&amp;ocirc;t qu'instigateurs du mouvement new-rave, le quintette anglo-saxon propose sur son nouvel album un m&amp;eacute;lange de rock ind&amp;eacute; et de grime, un m&amp;eacute;lange appel&amp;eacute; grindie, dont Hadouken est, cette fois-ci, l'un des instigateurs. Pas s&amp;ucirc;r que cela suffise &amp;agrave; faire lever les foules.

Le grindie propose en effet d'utiliser &amp;agrave; la fois l'arsenal traditionnel du rock ind&amp;eacute; (guitares, basse) et de lui adjoindre celui du grime, &amp;agrave; savoir synth&amp;eacute;s, samplers et phras&amp;eacute; rap. Ce mouvement vendu par une frange de la presse comme novateur n'est en fait qu'une resuc&amp;eacute;e de ce qui a fait le succ&amp;egrave;s d'un groupe comme Prodigy dans les 90's, le talent en moins. C'est &amp;eacute;galement le sentiment qui pr&amp;eacute;domine &amp;agrave; la suite de l'&amp;eacute;coute de &amp;quot;For The Masses&amp;quot;, l'impression d'avoir d&amp;eacute;j&amp;agrave; entendu ces titres ailleurs (Prodigy, Linkin Park, Asian Dub Foundation) mais en mieux.

Pas grand chose &amp;agrave; sauver de cet album d'Hadouken, annonc&amp;eacute; comme le prochain groupe qui fera danser l'Angleterre. On serait vraiment surpris et d&amp;eacute;&amp;ccedil;u si c'&amp;eacute;tait le cas, l'Angleterre a beaucoup mieux &amp;agrave; offrir...</description></item><item><title>Liars - Sisterworld</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3253</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3253</guid><pubDate>Thu, 11 Mar 2010</pubDate><description>En r&amp;eacute;&amp;eacute;coutant en acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; la discographie des Liars, on se dit que Julian Gross, Aaron Hemphill et Angus Andrew ont compos&amp;eacute; chaque album en opposition avec le pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent&amp;hellip; Liars a travers&amp;eacute; en l&amp;rsquo;espace de huit ans le post-punk, le noise d&amp;eacute;c&amp;eacute;r&amp;eacute;br&amp;eacute;, l&amp;rsquo;ambiant, ou encore les guitares abrasives. Jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; maintenant, on s&amp;rsquo;attendait donc &amp;agrave; une grosse surprise avec &amp;ldquo;Sisterworld&amp;rdquo;, surtout que les premi&amp;egrave;res notes balanc&amp;eacute;es sur internet donnaient l&amp;rsquo;impression que les Liars s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient lanc&amp;eacute; dans le field-recording.

Une premi&amp;egrave;re &amp;eacute;coute de &lt;em&gt;Scissor&lt;/em&gt; et d&amp;eacute;j&amp;agrave; une &amp;eacute;vidence :&amp;nbsp; les Liars ont mix&amp;eacute; les diff&amp;eacute;rents climats ambiants de &amp;quot;Drums Not Dead&amp;quot; avec l&amp;rsquo;urgence &amp;eacute;lectrique de &amp;quot;Liars&amp;quot;. Une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re d&amp;eacute;ception pointe alors qu'on avait envie de les voir continuer dans les changements de direction musicale. Pourtant, apr&amp;egrave;s quelques &amp;eacute;coutes, la d&amp;eacute;sillusion se l&amp;egrave;ve rapidement, tant le reste du disque se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le passionnant, d&amp;rsquo;une impressionnante coh&amp;eacute;sion entre la voix sombre, d&amp;eacute;tach&amp;eacute;e et intense d&amp;rsquo;Angus Andrew, le travail complexe sur les guitares satur&amp;eacute;es, et la forte intensit&amp;eacute; des compositions. Une certaine unit&amp;eacute; qui donne surtout envie d&amp;rsquo;&amp;eacute;couter &amp;quot;Sisterworld&amp;quot; en int&amp;eacute;gralit&amp;eacute; plut&amp;ocirc;t que de naviguer au gr&amp;eacute; de quelques titres essentiels.

On pourrait alors s&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter sur plusieurs d&amp;eacute;tails marquants, comme la fureur &amp;eacute;lectrique de &lt;em&gt;Scarecrows On A Killer Slant&lt;/em&gt;, les drones hypnotiques de &lt;em&gt;Proud Evolution&lt;/em&gt;, ou encore la basse poisseuse de &lt;em&gt;No Barrier Fun&lt;/em&gt;, mais non, mieux vaut parcourir ce disque de bout en bout. On laisse alors ce punk-noise &amp;agrave; tendance psych&amp;eacute;d&amp;eacute;lique nous violenter les oreilles, cr&amp;eacute;ant comme un rempart de bruit qui nous permettrait de nous tenir &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart de tout, loin du monde qui court tr&amp;egrave;s vite autour de nous, une bulle protectrice un peu &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de la for&amp;ecirc;t ou de la plage que l&amp;rsquo;on peut voir en photos sur le site des Liars.

Encore une fois les trois musiciens de Liars r&amp;eacute;alisent un grand disque et r&amp;eacute;ussissent une musique &amp;agrave; la fois puissante, imm&amp;eacute;diate et intransigeante. Ces compositions parlent autant au cerveau qu&amp;rsquo;&amp;agrave; des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments plus tribaux de nos corps, d&amp;eacute;cid&amp;eacute;ment ce groupe me plait depuis la d&amp;eacute;but, et il semblerait que je sois programm&amp;eacute; pour les suivre pendant encore un bon bout de temps &amp;hellip;</description></item><item><title>Irrepressibles (The) - Mirror Mirror</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3250</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3250</guid><pubDate>Wed, 10 Mar 2010</pubDate><description>On avait pu v&amp;eacute;rifier, avec le second album du Get Well Soon de Konstantin Gropper, que la pop baroque avait du mal &amp;agrave; tenir la longueur d'un album. Ce qui fonctionne bien sur 3-4 titres a tendance a tourner &amp;agrave; l'indigestion pass&amp;eacute; ce cap. Pourtant, en mati&amp;egrave;re de baroque et d'orchestration grandiloquente, on a trouv&amp;eacute; encore plus fort que Get Well Soon avec le collectif anglais The Irrepressibles. Dix membres, &amp;agrave; la fois musiciens et performers, des concerts b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiant de v&amp;eacute;ritables mises en sc&amp;egrave;nes th&amp;eacute;&amp;acirc;trales, un leader (Jamie McDermott) au timbre androgyne et un album construit en forme d'op&amp;eacute;ra barococo, &amp;agrave; la fois glam, pop, lyrique et baroque.

L'&amp;eacute;coute des 12 titres de &amp;quot;Mirror Mirror&amp;quot; d&amp;eacute;passe en effet le cadre traditionnel de la musique, si l'on accepte de se laisser embarquer dans l'univers d&amp;eacute;cal&amp;eacute; de cette troupe haute en couleurs. Cordes (violons, violoncelles), vents (fl&amp;ucirc;te, cor, clarinette...) et piano accompagnent Jamie McDermott le long de 12 sayn&amp;egrave;tes aussi lyriques qu'excentriques, &amp;agrave; la mani&amp;egrave;re d'un Klaus Nomi ou, plus proche de nous, des Canadiens d'Of Montreal. On ne peut s'emp&amp;ecirc;cher d'&amp;eacute;voquer &amp;eacute;galement la ressemblance vocale entre McDermott et Antony Hegarty (m&amp;ecirc;me s'il s'en d&amp;eacute;fend), flagrante sur &lt;em&gt;Forget the Past&lt;/em&gt;, m&amp;ecirc;me voix de t&amp;ecirc;te perch&amp;eacute;e dans les aigus, ou &amp;agrave; un degr&amp;eacute; moindre avec celle du Canadien Patrick Watson sur &lt;em&gt;The Tide&lt;/em&gt;.

&amp;quot;Mirror Mirror&amp;quot; est plut&amp;ocirc;t construit comme un op&amp;eacute;ra, une pi&amp;egrave;ce de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, que comme un album de pop ind&amp;eacute; classique. On a en effet le sentiment &amp;agrave; son &amp;eacute;coute d'assister &amp;agrave; un spectacle tout autant sonore que visuel, avec ses moments de calme et ses envol&amp;eacute;es lyriques. Parmi les meilleurs moments de cet album on retiendra la gr&amp;acirc;ce d'&lt;em&gt;In Your Eyes&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;My Witness&lt;/em&gt;, les envol&amp;eacute;es d'un &lt;em&gt;Nuclear Skies&lt;/em&gt; ou au contraire le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; intimiste de &lt;em&gt;The Tide&lt;/em&gt;, mais c'est avec le somptueux &lt;em&gt;In This Shirt&lt;/em&gt; que le groupe de  Jamie McDermott tutoie les sommets. Il cl&amp;ocirc;ture un album qui n'a, au final, qu'un seul d&amp;eacute;faut, celui d'arriver apr&amp;egrave;s le ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne Antony &amp;amp; The Johnsons, mais avec un titre aussi beau qu'&lt;em&gt;In This Shirt&lt;/em&gt; on consent &amp;agrave; pardonner beaucoup de choses.</description></item></channel></rss>