<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Indiepoprock.net - live reports</title><link>http://www.indiepoprock.net</link><description>indiepoprock.net // webzine, chroniques, interviews, live reports, labels, groupes indie, actualité rock, musique pop, artistes indépendants,</description><copyright>©2006 indiepoprock</copyright><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 20 Mar 2010 00:00:14 +0100</lastBuildDate><item><title>Do Make Say Think - San Francisco [Great American Music Hall]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=471</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=471</guid><pubDate>Tue, 02 Feb 2010</pubDate><description>A chaque fois, c&amp;rsquo;est la m&amp;ecirc;me histoire : journ&amp;eacute;e pourrie, salle de concert &amp;agrave; plus d&amp;rsquo;une heure porte &amp;agrave; porte, coup de flemme, coup de fatigue : j'y vais, j'y vais pas ? La question s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait d&amp;eacute;j&amp;agrave; pos&amp;eacute;e plusieurs fois. La veille par exemple. Apr&amp;egrave;s quelques tergiversations, je m&amp;rsquo;&amp;eacute;tais d&amp;eacute;cid&amp;eacute; &amp;agrave; me tra&amp;icirc;ner jusqu'&amp;agrave; cette salle de concert, au milieu du quartier le plus pourri de San Francisco. Ayant &amp;eacute;vit&amp;eacute; plusieurs fois de me faire agresser en chemin, j&amp;rsquo;arrive devant la salle. L&amp;agrave;, personne. Le panneau annonce fi&amp;egrave;rement :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Do Make Say Think&lt;/strong&gt;, Tuesday. Un lundi soir. Et merde. 

&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mardi soir, donc : ma motivation est encore plus basse que la veille, mais un semblant d&amp;rsquo;orgueil (et le billet d&amp;eacute;j&amp;agrave; pay&amp;eacute; &amp;agrave; retirer au guichet) me pousse quand m&amp;ecirc;me &amp;agrave; retourner au Great American Music Hall.
Bien m&amp;rsquo;en a pris. &amp;Agrave; chaque fois c&amp;rsquo;est la m&amp;ecirc;me histoire, je prends une &amp;eacute;norme claque. On pourra arguer sur utilisation de la m&amp;eacute;taphore dite du &amp;laquo; dans ta face &amp;raquo;, mais dans le cas de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Do Make Say Think&lt;/strong&gt;, l&amp;rsquo;implication physique est bien r&amp;eacute;elle. Un mur du son sur lequel vous pourriez vous appuyer, qui vous enserre comme une nasse pour ne plus vous rel&amp;acirc;cher, des crescendos qui font se dresser tout ce que votre corps compte de pilosit&amp;eacute; sur tout ce qu&amp;rsquo;il a d&amp;rsquo;&amp;eacute;piderme, puis une envie compulsive d&amp;rsquo;acheter tous leurs disques &amp;agrave; la sortie. 

Le&amp;nbsp;&lt;a style="outline-style: none; text-decoration: none; color: rgb(240, 161, 24); font-weight: bold;" href="spinningplatters.com/2010/02/03/show-review-do-make-say-think-with-themselves-at-great-american-music-hall-2210/"&gt;blog San Franciscain Spinning Platters l&amp;rsquo;&amp;eacute;crit tr&amp;egrave;s bien&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(et je reprends l&amp;acirc;chement), la formule&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Do Make Say Think&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;est simple et plus ou moins toujours la m&amp;ecirc;me : &amp;laquo; construire un morceau autour de riffs r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;s, de plus en plus intense, de plus en plus fort. Empiler les instruments des 9 personnes sur sc&amp;egrave;ne. Jouer toujours plus fort, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce que vous ne puissiez plus jouer plus fort, puis montez le volume. Continuez &amp;agrave; construire, encore et encore, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; atteindre un gigantesque paroxysme &amp;raquo;. &amp;Eacute;videmment, c&amp;rsquo;est plus ou moins la m&amp;ecirc;me chose pour chaque groupe de post-rock. A chaque fois, on se dit que cette fois on ne va pas se faire avoir, qu&amp;rsquo;on ne nous le fera plus. Et comme l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re sur l'album&lt;em&gt; &amp;quot;&lt;/em&gt;The Other Truths&amp;quot;, on est encore pris au d&amp;eacute;pourvu par la ma&amp;icirc;trise totale de la recette par les Do Make Say Think, qui arrivent &amp;agrave; allier perfection technique et d&amp;eacute;charges &amp;eacute;motionnelles dans un seul et m&amp;ecirc;me crescendo.&lt;em&gt;

Do&lt;/em&gt;, morceau inaugural de &lt;em&gt;&amp;quot;&lt;/em&gt;The Other Truths&lt;em&gt;&amp;quot;&lt;/em&gt; sonne le d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;une charge qui ne conna&amp;icirc;tra pas de temps mort. &lt;em&gt;Make&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Say &lt;/em&gt;y passeront aussi, avant que le groupe n&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;egrave;re la cadence avec une s&amp;eacute;rie de titres plus courts, fr&amp;eacute;n&amp;eacute;tiques et quasiment dansants. Sur&amp;nbsp;&lt;em&gt;Executioner Blues&lt;/em&gt;&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;&lt;em&gt;Horns of a Rabbit&lt;/em&gt;, les jambes et le public s&amp;rsquo;emballent et la r&amp;eacute;ponse physique aux charges sonores de DMST se fait encore plus forte. Le retour &amp;agrave; la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, via un &amp;quot;encore&amp;quot; (comme on dit ici) plus calme, est presque dispensable, mais loin de g&amp;acirc;cher un concert exemplaire, preuve suppl&amp;eacute;mentaire qu&amp;rsquo;il est parfois bon de faire l&amp;rsquo;effort de sortir de chez soi pour pleinement appr&amp;eacute;cier la musique.&lt;/div&gt; ...</description></item><item><title>Bowerbirds - San Francisco [The Independent]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=470</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=470</guid><pubDate>Thu, 28 Jan 2010</pubDate><description>En &amp;eacute;coutant la musique de &lt;strong&gt;Bowerbirds&lt;/strong&gt;, on pourrait s&amp;rsquo;attendre &amp;agrave; se retrouver sur sc&amp;egrave;ne face &amp;agrave; une bande de b&amp;ucirc;cherons hirsutes portant fi&amp;egrave;rement leurs chemises &amp;agrave; carreaux. &amp;Ccedil;a tombe plut&amp;ocirc;t bien&amp;nbsp;: des 4 membres du groupe, seule Beth Tacular, la chanteuse et accord&amp;eacute;oniste, n&amp;rsquo;exhibe pas une belle barbe fleurie ; on ne lui en voudra pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
Pour la musique aussi, les Bowerbirds restent fid&amp;egrave;les &amp;agrave; eux-m&amp;ecirc;me, offrant exactement ce que l&amp;rsquo;on attend d&amp;rsquo;eux, &amp;agrave; savoir un joli moment de communion avec un public tout aussi barbu qu&amp;rsquo;eux. Pas de surprises mais un bel engagement derri&amp;egrave;re leurs ballades folk pastorales. L&amp;rsquo;accord&amp;eacute;on de la belle Beth donne un air balkanique &amp;agrave; certains morceaux. Les harmonies vocales, tendance &lt;strong&gt;Crosby, Stills &amp;amp; Nash&lt;/strong&gt; (ou &lt;strong&gt;Fleet Foxes&lt;/strong&gt;, selon la g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration), d&amp;eacute;gagent une belle &amp;eacute;motion et les meilleurs morceaux de leurs deux albums (&lt;em&gt;In Our Talons&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Olive Hearts&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Northern Lights&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Chimes&lt;/em&gt;) offrent de jolis sommets. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
Peu avant, &lt;strong&gt;Julie Doiron&lt;/strong&gt; nous avait offert une premi&amp;egrave;re partie qui partait dans l&amp;rsquo;espace avec un show touchant de minimaliste&amp;nbsp;: deux guitares, deux minuscules amplis, une p&amp;eacute;dale perdue en cours de tourn&amp;eacute;e. Entre faux d&amp;eacute;parts et crises de fous rires, Julie est visiblement fatigu&amp;eacute;e mais hilare de bout en bout, surtout lorsqu'elle envoie son guitariste &amp;agrave; la batterie ou raconte ses m&amp;eacute;saventures au public, en&amp;nbsp;n&amp;rsquo;oubliant pas d&amp;rsquo;offrir quelques jolies comptines lo-fi &amp;agrave; un public parfaitement r&amp;eacute;ceptif.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;
Une soir&amp;eacute;e qui donnerait presque envie de se laisser pousser la barbe ...&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;
&lt;!--EndFragment--&gt; ...</description></item><item><title>Pallett (Owen) - Paris [La Maroquinerie]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=469</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=469</guid><pubDate>Mon, 25 Jan 2010</pubDate><description>&lt;strong&gt;Il faut bien le reconna&amp;icirc;tre, un concert le dimanche soir, c&amp;rsquo;est peu motivant &amp;agrave; priori. Pourtant ce soir l&amp;agrave;, ce n'&amp;eacute;tait pas trop difficile de braver le froid pour aller au sommet de la colline o&amp;ugrave; est perch&amp;eacute;e la Maroquinerie et y voir Owen Pallett. Ce soir l&amp;agrave;, l'ex-Final Fantasy se produisait dans la salle parisienne pour y pr&amp;eacute;senter son nouvel album, sa derni&amp;egrave;re fantaisie : &amp;quot;Heartland&amp;quot;. Pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; du groupe fran&amp;ccedil;ais prometteur I Come From Pop, la soir&amp;eacute;e fut belle.&lt;/strong&gt; 

&lt;a href="http://www.myspace.com/icomefrompop"&gt;I Come From Pop&lt;/a&gt; (photo 1 &amp;agrave; 3) est donc arriv&amp;eacute; sur sc&amp;egrave;ne apr&amp;egrave;s la fum&amp;eacute;e habituelle. Innocemment on se dit qu&amp;rsquo;avec un nom pareil on ne va pas d&amp;eacute;coller, pas besoin de trop s&amp;rsquo;&amp;eacute;loigner des enceintes, autant rester devant et voir trois barbus gratter gentiment une guitare acoustique et effectuer quelques bricolages sonores vus et revus. Grosse, grosse erreur de diagnostic.&amp;nbsp; Car tout devant, en face du batteur qui sait donner de soi lourdement, on ne s&amp;rsquo;ennuie pas une seule seconde. Le groupe fran&amp;ccedil;ais offre un set particuli&amp;egrave;rement tonique et vari&amp;eacute;, o&amp;ugrave; chaque morceau laisse la part belle &amp;agrave; tous les instruments, toutes les atmosph&amp;egrave;res, le tout en anglais chant&amp;eacute; par un jeune ch&amp;eacute;tif barbu qui tire dans les aigus. Le groupe cr&amp;eacute;&amp;eacute; la surprise et partage avec le public un moment privil&amp;eacute;gi&amp;eacute;, notamment sur le final ou deux heureux &amp;eacute;lus auront eu le plaisir de prendre les commandes de la batterie au milieu du public. Un moment privil&amp;eacute;gi&amp;eacute; rappelant l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e sur sc&amp;egrave;ne d&amp;rsquo;Arcade Fire &amp;agrave; l&amp;rsquo;Olympia qui ne manquera de nous scotcher un beau sourire avec le c&amp;oelig;ur du concert.

Owen Pallet (photo 4 &amp;agrave; 8) arrive sur sc&amp;egrave;ne quelques minutes plus tard, un verre de vin blanc &amp;agrave; la main (qui sera &amp;agrave; plusieurs reprises rempli) accompagn&amp;eacute; de Thomas Gil son partenaire de la soir&amp;eacute;e assign&amp;eacute; &amp;agrave; la batterie et la guitare. Le jeune violoniste au nez rouge (petit rhume ou petit coup de chauffe ?) s&amp;rsquo;installe avec pr&amp;eacute;caution. Des copies promo de &amp;quot;&lt;a href="http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3214"&gt;Heartland&lt;/a&gt;&amp;quot; avant d&amp;eacute;j&amp;agrave; eu l&amp;rsquo;occasion de circuler au sein des webzines, accueillies avec beaucoup d&amp;rsquo;enthousiasme notamment pour ses compositions riches et intenses. A la vue de la formation r&amp;eacute;duite du concert de la Maroquinerie, il ne nous faudra pas beaucoup de temps pour comprendre que l&amp;rsquo;on n&amp;rsquo;entendra pas un seul cuivre ni instrument apportant le relief s&amp;eacute;duisant de &amp;quot;Heartland&amp;quot;. Owen d&amp;eacute;ploie tout au long de son set une &amp;eacute;nergie incroyable entre son clavier, son violon, et son jeu subtil de p&amp;eacute;dales pour offrir aux morceaux le plus de variantes et imbrications possibles. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; la force de son pouce et de l&amp;rsquo;extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; de ses doigts qu&amp;rsquo;il donnera&amp;nbsp; rythme et vibration &amp;agrave; un concert suivi dans le plus grand silence par le public. Des titres de &amp;quot;Has A Good Home&amp;quot; (&lt;em&gt;This Is The Dream Of Win &amp;amp; Regine&lt;/em&gt;) ou &amp;quot;He Poos Clouds&amp;quot; (&lt;em&gt;He Poos Clouds&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Song Song Song&lt;/em&gt;),&amp;nbsp; viendront ponctuer ce set essentiellement compos&amp;eacute; de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rences &amp;agrave; &amp;quot;Heartland&amp;quot;. Nous aurons m&amp;ecirc;me droit &amp;agrave; un acte de bravoure de &amp;quot;Spectrum, 14th Century&amp;quot; (&lt;em&gt;The Butcher&lt;/em&gt;, probablement un de ces meilleurs morceaux &amp;agrave; ce jour), avant que tout ne s&amp;rsquo;ach&amp;egrave;ve sur un enchainement de &lt;em&gt;Lewis Takes Action&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Lewis Takes Off His Shirt&lt;/em&gt;, superbes mais trop bruyants. C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs le reproche g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral que l&amp;rsquo;on peut faire &amp;agrave; ce concert. On ressort avec l&amp;rsquo;impression que tout n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; jou&amp;eacute; dans la finesse attendue, avec l&amp;rsquo;envergure sonore qu&amp;rsquo;ont &amp;eacute;tait en droit d&amp;rsquo;attendre (absence de cuivres, percussions timides) pour que chaque note soit perceptible. M&amp;ecirc;me les h&amp;eacute;sitations d&amp;rsquo;Owen sur les deux derniers titres (un trou de m&amp;eacute;moire, un l&amp;acirc;cher d&amp;rsquo;archet) font un peu de peine. Bien entendu je chipote, puisque l&amp;rsquo;artiste est humain, chaleureux, faillible, sensible et charmant, mais &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; le niveau d&amp;rsquo;excellence de son dernier album, j&amp;rsquo;attendais autre chose qu&amp;rsquo;une mise en sc&amp;egrave;ne minimaliste de son r&amp;eacute;pertoire.
&lt;em&gt;
Cr&amp;eacute;dit Photos : St&amp;eacute;phane Rotureau&lt;/em&gt; ...</description></item><item><title>Air - Paris [Casino de Paris]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=468</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=468</guid><pubDate>Mon, 11 Jan 2010</pubDate><description>&lt;strong&gt;Notre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent rendez-vous avec Air s'&amp;eacute;tait sold&amp;eacute; par un &amp;eacute;chec flagrant (concert en plein air &amp;agrave; Versailles annul&amp;eacute; pour cause de pluie)... C'est donc avec un certain enthousiasme que l'on se rend au Casino de Paris, investi ce soir par le duo...&lt;/strong&gt; 

&lt;strong&gt;1973&lt;/strong&gt; pratique sur disque une musique aux instruments vari&amp;eacute;s (orgue, banjo...). Ce sont pourtant trois guitares acoustiques qui nous accueillent et la formule est efficace. 1973 propose un cocktail de pop et de folk extr&amp;ecirc;mement classique, mais frais et savoureux. Si les s&amp;eacute;ances d'accordages entre chaque morceau font un peu retomber le souffl&amp;eacute;, leur talent et leur simplicit&amp;eacute; emportent l'adh&amp;eacute;sion du public. Applaudissement nourris et m&amp;eacute;rit&amp;eacute;s pour cette premi&amp;egrave;re partie r&amp;eacute;ussie !

Quelques minutes plus tard, Jean-Beno&amp;icirc;t Dunckel et Nicolas Godin, tous deux bien sages en pantalon et chemise, font leur entr&amp;eacute;e sur sc&amp;egrave;ne, accompagn&amp;eacute;s d'un batteur. La ligne de basse satur&amp;eacute;e et les synth&amp;eacute;s planants de &lt;em&gt;Do The Joy&lt;/em&gt; ouvrent le set et tr&amp;egrave;s vite, la trame du concert est pos&amp;eacute;e : un son tr&amp;egrave;s travaill&amp;eacute;, qui retraduit excellemment les ambiances cotonneuses tiss&amp;eacute;es par le groupe mais qui semble manquer de dynamique, des musiciens statiques, inexpressifs et quasiment muets...

Godin et Dunckel sont avares de mouvement, c'est le moins que l'on puisse dire ; c'est d'ailleurs en observant les lents pas d'&lt;strong&gt;Air&lt;/strong&gt; que l'on se prend &amp;agrave; penser que ces deux-l&amp;agrave; essaient de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Alors que les morceaux d&amp;eacute;filent, occasionnellement s&amp;eacute;par&amp;eacute;s par un &amp;quot;merci beaucoup&amp;quot; pass&amp;eacute; au vocoder, la routine s'installe et l'on se prend m&amp;ecirc;me &amp;agrave; laisser divaguer nos pens&amp;eacute;es ; notre regard se porte alors vers les hauteurs et le plafond du Casino de Paris - alors qu'il y a Air au sol. Quelques morceaux plus intenses maintiennent l'attention (&lt;em&gt;Kelly Watch The Stars&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Venus&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Radiant&lt;/em&gt;, toujours splendides, bien qu'interpr&amp;eacute;t&amp;eacute;s ce soir mais dans une version bien trop br&amp;egrave;ve) mais dans l'ensemble, h&amp;eacute;las, les musiciens ne semblent pas vraiment l&amp;agrave;.

Frigide, Air ? La question m&amp;eacute;rite en tout cas d'&amp;ecirc;tre pos&amp;eacute;e. Le concert de ce soir n'a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; un mauvais moment - musicalement, Air peut quand m&amp;ecirc;me piocher dans un r&amp;eacute;pertoire tr&amp;egrave;s haut de gamme m&amp;ecirc;me si l'on regrette que &amp;quot;Virgin Suicides&amp;quot; n'ait &amp;eacute;t&amp;eacute; qu'effleur&amp;eacute;. Mais voir des musiciens aussi renomm&amp;eacute;s ex&amp;eacute;cuter leurs morceaux &amp;agrave; la cha&amp;icirc;ne sans passion, comme des ouvriers serrant les boulons d'un Ford T dans une usine am&amp;eacute;ricaine a quelque chose de d&amp;eacute;primant - apr&amp;egrave;s le Taylorisme, le T-Air-olisme ? ...</description></item><item><title>Joy Formidable (The) - Paris [Nouveau Casino]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=464</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=464</guid><pubDate>Fri, 18 Dec 2009</pubDate><description>&lt;strong&gt;Contrairement &amp;agrave; la majeure partie du public qui a os&amp;eacute; braver le froid et la neige ce vendredi pour venir au Nouveau Casino, nous ne sommes pas l&amp;agrave; pour voir The Temper Trap, la t&amp;ecirc;te d&amp;rsquo;affiche de la soir&amp;eacute;e, mais une fois n&amp;rsquo;est pas coutume nous sommes venus pour la premi&amp;egrave;re partie. Ce r&amp;ocirc;le parfois ingrat est en effet d&amp;eacute;volu ce soir aux Gallois de The Joy Formidable, un trio dont on vous a beaucoup parl&amp;eacute; cette ann&amp;eacute;e puisque auteur d&amp;rsquo;un EP et d&amp;rsquo;un premier album.&lt;/strong&gt; 

Les membres de &lt;strong&gt;The Joy Formidable&lt;/strong&gt; (photos 1 &amp;agrave; 6) font leur apparition sur les coups de 20h devant une assistance d&amp;eacute;j&amp;agrave; tr&amp;egrave;s fournie, il faut dire que la soir&amp;eacute;e est sold-out. Pourtant peu d&amp;rsquo;entre eux semblent conna&amp;icirc;tre le trio hormis un petit groupe de fans anglais dans les premiers rangs qui se met &amp;agrave; sauter sur place d&amp;egrave;s les premi&amp;egrave;res notes des Gallois. Premier constat, The Joy Formidable en live c&amp;rsquo;est le mariage du feu et de la glace. Sous ses airs fr&amp;ecirc;le et ch&amp;eacute;tif, la blondinette Ritzy Brian se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le tr&amp;egrave;s vite &amp;ecirc;tre une redoutable b&amp;ecirc;te de sc&amp;egrave;ne. Bien vite on ne voit plus qu&amp;rsquo;elle sur la sc&amp;egrave;ne du Nouveau Casino, malgr&amp;eacute; tout le talent et le respect que l&amp;rsquo;on a pour la section rythmique. Malgr&amp;eacute; son regard froid, elle hypnotise le public qui r&amp;eacute;agit favorablement aux d&amp;eacute;flagrations soniques de &lt;em&gt;Cradle&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;The Greatest Light is From The Greatest Shade&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Austere&lt;/em&gt;. Quelques titres, dont l&amp;rsquo;excellent &lt;em&gt;Whirring &lt;/em&gt;qui conclut le set, ont droit &amp;agrave; un final apocalyptique qui vaut aux Gallois une belle ovation d&amp;rsquo;un public pas forc&amp;eacute;ment conquis d&amp;rsquo;avance, ce qui n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas notre cas. On a ainsi pu v&amp;eacute;rifier que leur m&amp;eacute;lange noisy/shoegaze se mariait parfaitement avec l&amp;rsquo;exercice parfois p&amp;eacute;rilleux de la sc&amp;egrave;ne. On esp&amp;egrave;re bien revoir le trio l&amp;rsquo;an prochain avec pourquoi pas un nouvel album et un set, de fait, un peu plus long que les 30 minutes de ce soir.

Si le Nouveau Casino affiche complet ce soir, c&amp;rsquo;est pour la venue des Australiens de &lt;strong&gt;The Temper Trap&lt;/strong&gt; (photos 7 &amp;agrave; 9), un groupe que l&amp;rsquo;on d&amp;eacute;couvre. La pr&amp;eacute;sence de 3 guitaristes sur sc&amp;egrave;ne laisse augurer d&amp;rsquo;un gros son se dit-on lorsque le groupe apparait sur sc&amp;egrave;ne. Et bien non...ou plut&amp;ocirc;t pas tout &amp;agrave; fait. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, les Temper Trap pratiquent un m&amp;eacute;lange de rock (FM) et de groove, le tout interpr&amp;eacute;t&amp;eacute; par un chanteur qui minaude sans arr&amp;ecirc;t, avec un timbre faisant souvent penser &amp;agrave;...Mika. Leurs compositions nous laissent froid comme la temp&amp;eacute;rature r&amp;eacute;gnant sur l&amp;rsquo;Hexagone en ce moment, ce qui n&amp;rsquo;est pas le cas du public, en majorit&amp;eacute; f&amp;eacute;minin, pr&amp;eacute;sent ce soir qui r&amp;eacute;agit avec moultes applaudissements, avant et apr&amp;egrave;s les morceaux. Le groupe s&amp;rsquo;est fait conna&amp;icirc;tre avec un titre pr&amp;eacute;sent sur la B.O du film &amp;laquo;&amp;nbsp;500 jours ensemble&amp;nbsp;&amp;raquo; et devrait &amp;agrave; coup s&amp;ucirc;r emporter les suffrages aupr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;un large public avec des bluettes telles que &lt;em&gt;Sweet Disposition&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Fader&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Love Lost&lt;/em&gt;. Mais cela se fera sans nous....

&lt;em&gt;Cr&amp;eacute;dit Photos : &lt;a href="http://www.michelacuccagnamusicbook.com/"&gt;Michela Cuccagna&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; ...</description></item><item><title>Slaraffenland - Paris [Espace B]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=463</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=463</guid><pubDate>Mon, 07 Dec 2009</pubDate><description>&lt;strong&gt;Quelle meilleure occasion qu&amp;rsquo;une affiche r&amp;eacute;unissant les Am&amp;eacute;ricains de Neon Indian et les Danois de Slaraffenland pour se rendre &amp;agrave; l&amp;rsquo;Espace B, une salle &amp;agrave; la programmation plut&amp;ocirc;t m&amp;eacute;tal jusque l&amp;agrave; qui s&amp;rsquo;est depuis peu lanc&amp;eacute;e de plein pied dans les concerts ind&amp;eacute;s. Lorsque l&amp;rsquo;on arrive sur les coups de 20h, les Danois se sont lanc&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;une fresque &amp;agrave; la craie sur les murs de la salle. L&amp;rsquo;horaire est ce soir assez tardif pour un concert parisien, on s&amp;rsquo;occupe comme on peut.&lt;/strong&gt; 

Les Am&amp;eacute;ricains de &lt;strong&gt;Neon Indian&lt;/strong&gt; (photos 1 &amp;agrave; 5) font leur apparition sur les coups de 21h30, la salle a eu le temps de se remplir, notamment par quelques membres de l&amp;rsquo;entourage du groupe qui occupent les premiers rangs afin de mettre un peu d&amp;rsquo;ambiance. Le d&amp;eacute;but du concert tourne court puisqu&amp;rsquo;interrompu par un souci technique. Apr&amp;egrave;s quelques minutes le set reprend l&amp;agrave; o&amp;ugrave; on l&amp;rsquo;avait laiss&amp;eacute;, dans les boucles hypnotiques des samplers et dans les accents vintage des synth&amp;eacute;s. Le quatuor texan ressemble en effet &amp;agrave; une sorte de croisement entre Animal Collective, pour le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; hypnotique et les blips aquatiques, et MGMT, pour le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; dansant et psych&amp;eacute; de leur musique. Particuli&amp;egrave;rement kistch sur l&amp;rsquo;album &amp;quot;Psychic Charms&amp;quot;, les compositions d&amp;rsquo;Alan Palomo b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient sur sc&amp;egrave;ne de la pr&amp;eacute;sence d&amp;rsquo;un guitariste et d&amp;rsquo;un batteur qui donnent un peu plus d&amp;rsquo;attrait &amp;agrave; l&amp;rsquo;ensemble. C&amp;rsquo;est notamment le cas sur &lt;em&gt;Terminally Chill&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Local Joke&lt;/em&gt;, sur lesquels les solos de guitare remplacent avantageusement le synth&amp;eacute; vintage. Quelques titres se d&amp;eacute;tachent du lot, &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de &lt;em&gt;Psychic Charms&lt;/em&gt; et surtout du trippant &lt;em&gt;Shoud Have Taken Acid With You&lt;/em&gt;. Au final un concert plut&amp;ocirc;t sympathique qui &amp;agrave; l&amp;rsquo;air de ravir le public qui r&amp;eacute;clame et obtient un titre suppl&amp;eacute;mentaire.

Les Danois de &lt;strong&gt;Slaraffenland&lt;/strong&gt; (photos 6 &amp;agrave; 11) ne sont pas des inconnus pour ceux qui s&amp;rsquo;int&amp;eacute;ressent de pr&amp;egrave;s &amp;agrave; la sc&amp;egrave;ne scandinave. On les retrouve notamment bien souvent aux cot&amp;eacute;s de leurs compatriotes d&amp;rsquo;Efterklang pour des concerts communs sous appellation Slaraffenklang. D&amp;eacute;sormais affubl&amp;eacute;s de t-shirts &amp;laquo;&amp;nbsp;squelettes&amp;nbsp;&amp;raquo;, le quintette prend place sur une sc&amp;egrave;ne d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e de fa&amp;ccedil;on tr&amp;egrave;s nature avec tout un assortiment de fleurs et feuilles en plastique. Ils ont d&amp;ucirc; d&amp;eacute;valiser Nature &amp;amp; D&amp;eacute;couvertes avant de venir. Si le look et la d&amp;eacute;co ne sont pas leur fort, c&amp;rsquo;est bien les seules fautes de go&amp;ucirc;t commises par les Danois ce soir l&amp;agrave;. Venus pr&amp;eacute;senter leur nouvel album, l&amp;rsquo;excellent &amp;quot;We&amp;rsquo;re On your Side&amp;quot;, ils font preuve de beaucoup d&amp;rsquo;enthousiasme d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but du set. &amp;Ccedil;a chante fort et juste chez &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s tout le monde, une v&amp;eacute;ritable performance. Il y a un c&amp;ocirc;t&amp;eacute;&amp;nbsp;empathique dans leur musique et leur fa&amp;ccedil;on de chanter qui n&amp;rsquo;est pas sans rappeler les Canadiens d&amp;rsquo;Arcade Fire. Ca joue aussi fort et juste, &amp;ccedil;a s'&amp;eacute;change les instruments, certains comme le batteur ou le pr&amp;eacute;pos&amp;eacute; au synth&amp;eacute; semblent litt&amp;eacute;ralement en transe...et nous aussi lorsque s&amp;rsquo;encha&amp;icirc;nent &lt;em&gt;Long Gone&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Meet and Greet&lt;/em&gt;. Le groupe fait participer le public, bizarrement un peu moins nombreux que pour Neon Indian, en donnant &amp;agrave; deux d&amp;rsquo;entre eux des tambourins pour battre la cadence. Si certains n&amp;rsquo;&amp;eacute;taient pas encore conquis, c&amp;rsquo;est d&amp;eacute;sormais chose faite. Malheureusement le set est assez court du fait du retard &amp;agrave; l&amp;rsquo;allumage. Le groupe sort de sc&amp;egrave;ne aux alentours de minuit apr&amp;egrave;s un rappel bien m&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Un groupe &amp;agrave; suivre, d&amp;eacute;finitivement.

&lt;em&gt;Cr&amp;eacute;dit Photos : St&amp;eacute;phane Rotureau.&lt;/em&gt; ...</description></item><item><title>Dinosaur Jr - San Francisco [Fillmore]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=465</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=465</guid><pubDate>Fri, 06 Nov 2009</pubDate><description>&lt;strong&gt;The Fillmore&lt;/strong&gt; est une salle au nom mythique, visit&amp;eacute; par les plus grands ; une histoire &amp;eacute;crite &amp;agrave; coups de guitare, rappel&amp;eacute;e sur les murs des salles adjacentes : &lt;strong&gt;Led Zeppelin&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Grateful Dead&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Janis Joplin&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Bruce Springsteen,&lt;/strong&gt; la l&amp;eacute;gende du rock&amp;rsquo;n&amp;rsquo;roll s'&amp;eacute;tale sur des posters... Ce 6 novembre, le groupe qui s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;te &amp;agrave; occuper la sc&amp;egrave;ne a d&amp;eacute;j&amp;agrave; son nom inscrit dans les livres d&amp;rsquo;histoire du rock, celle de l'underground US des ann&amp;eacute;es 80. Avec une poign&amp;eacute;e d&amp;rsquo;albums indispensables (&lt;em&gt;You&amp;rsquo;re Living All Over Me&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Bug&lt;/em&gt;), des solos de guitare et beaucoup de d&amp;eacute;cibels, &lt;strong&gt;Dinosaur Jr&lt;/strong&gt; incarne Une certaine id&amp;eacute;e du rock, branleur mais virtuose. Une histoire tumultueuse aussi, suivie d&amp;rsquo;une s&amp;eacute;paration am&amp;egrave;re, puis une reformation fructueuse et deux nouveaux disques indispensables (&lt;em&gt;Beyond&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Farm&lt;/em&gt;). Ce soir, &lt;strong&gt;Dinosaur Jr &lt;/strong&gt;est &amp;agrave; sa place dans ce temple du rock.

La premi&amp;egrave;re partie (&lt;strong&gt;Violent Soho&lt;/strong&gt;), est anecdotique, puis &lt;strong&gt;Lou Barlow&lt;/strong&gt; se charge ensuite de nous rappeler son r&amp;ocirc;le dans le chapitre sur le rock lo-fi (via &lt;strong&gt;Sebadoh&lt;/strong&gt;) en d&amp;eacute;fendant son petit nouveau &amp;quot;Goodnight Unknown&amp;quot;. Une prestation un peu faiblarde et quasi-acoustique qui contraste avec l&amp;rsquo;impressionnant mur d&amp;rsquo;ampli dress&amp;eacute; derri&amp;egrave;re le groupe, pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; accueillir la guitare de J. Mascis et &amp;agrave; d&amp;eacute;truire les tympans de l&amp;rsquo;assistance. Chose faite apr&amp;egrave;s une heure et demie de cette le&amp;ccedil;on d&amp;rsquo;une l&amp;eacute;gende toujours en cours d&amp;rsquo;&amp;eacute;criture. Entre rappels historiques (un &lt;em&gt;Just Like Heaven&lt;/em&gt; monstrueux, ou un encha&amp;icirc;nement &lt;em&gt;Little Fury Things, Back to Your Heart, Raisans, Freak Scene&lt;/em&gt; absolument d&amp;eacute;vastateur) et faits d&amp;rsquo;actualit&amp;eacute; (&lt;em&gt;Pieces &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Plans&lt;/em&gt;, futurs classiques), Jay, Lou et Murph, sans l&amp;rsquo;air d&amp;rsquo;y toucher, vous ass&amp;egrave;nent un formidable coup de marteau. Avec un final tenu par &lt;em&gt;Bulbs of Passion&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Tarpit&lt;/em&gt;, histoire d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre s&amp;ucirc;r que tout &amp;ccedil;a vous reste bien en t&amp;ecirc;te Dinosaur Jr renvoie beaucoup de groupes de rock &amp;agrave; leurs &amp;eacute;critures. Des cours d&amp;rsquo;histoire comme &amp;ccedil;a, on en voudrait plus souvent. ...</description></item><item><title>Twilight Sad (The) -  Paris [Scopitone]</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=462</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=462</guid><pubDate>Mon, 02 Nov 2009</pubDate><description>&lt;strong&gt;Comme tous les ans, le mois de novembre est un v&amp;eacute;ritable casse-t&amp;ecirc;te (et un cr&amp;ecirc;ve-c&amp;oelig;ur) pour l&amp;rsquo;amateur de musiques ind&amp;eacute; parisien. Bien qu&amp;rsquo;en retrait par rapport aux autres grandes capitales europ&amp;eacute;ennes sur le nombre de salles de concerts, Paris propose cependant&amp;nbsp; suffisamment de salles de concerts pour qu&amp;rsquo;on se retrouve parfois pris entre 2 feux (voire plus). Ce lundi 2 novembre voit par exemple se t&amp;eacute;lescoper les concerts de Be My Weapon + The Sleeping Years &amp;agrave; la Maroquinerie avec celui de Centenaire + The Twilight Sad dans la nouvelle salle du Scopitone (anciennement le Paris Paris). Puisque &amp;agrave; un moment donn&amp;eacute; il fallait bien choisir, c&amp;rsquo;est vers ce dernier que j&amp;rsquo;ai jet&amp;eacute; mon d&amp;eacute;volu&amp;hellip;&lt;/strong&gt; 

Les premiers &amp;agrave; monter sur la petite sc&amp;egrave;ne du Scopitone sont les parisiens de &lt;strong style=""&gt;Centenaire&lt;/strong&gt;. Auteur cette ann&amp;eacute;e d&amp;rsquo;un remarqu&amp;eacute; deuxi&amp;egrave;me album, le quartet se produit pour l&amp;rsquo;avant-derni&amp;egrave;re fois dans cette configuration suite au d&amp;eacute;part de son guitariste Axel Monneau aka Orval Carlos Sibelius. D&amp;rsquo;abord adepte de m&amp;eacute;lodies &amp;agrave; tendance folk, Centenaire a depuis ajout&amp;eacute; des cordes plus &amp;eacute;lectriques &amp;agrave; son arc. Sans aller jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; parler de rock exp&amp;eacute;rimental, on retrouve chez Centenaire des atmosph&amp;egrave;res plus complexes qui se rapprochent par moments du post-rock. C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs lors de ces moments instrumentaux, entre douceur et fureur, que l&amp;rsquo;on appr&amp;eacute;cie le plus la musique de Centenaire, bien loin des carcans traditionnels de la musique (couplet-refrain). Malgr&amp;eacute; le d&amp;eacute;part d&amp;rsquo;un de ses membres, Centenaire a encore de beaux jours &amp;agrave; vivre.&lt;o:p&gt;

&lt;/o:p&gt;Si mes oreilles ont bien surv&amp;eacute;cu &amp;agrave; Centenaire, c&amp;rsquo;est un obstacle bien plus grand qui leur est propos&amp;eacute; avec les Ecossais de &lt;strong style=""&gt;The Twilight Sad&lt;/strong&gt;. La configuration de la salle &amp;eacute;tant ce qu&amp;rsquo;elle est (petite et basse de plafond), je crains fort de devoir perdre les quelques dixi&amp;egrave;mes qu&amp;rsquo;il me reste depuis le passage de l&amp;rsquo;ouragan &lt;s&gt;Katrina&lt;/s&gt; My Bloody Valentine. Peu d&amp;eacute;cid&amp;eacute; &amp;agrave; m&amp;rsquo;exiler au fond de la salle, je choisis l&amp;rsquo;option casque intra auriculaire en guise de bouchons d&amp;rsquo;oreille. D&amp;egrave;s les premiers riffs de &lt;em style=""&gt;Reflection of The Television&lt;/em&gt;, je songe &amp;agrave; &amp;eacute;riger une statue &amp;agrave; celui qui a invent&amp;eacute; ce genre de casques, contrairement &amp;agrave; certains de mes voisins d&amp;eacute;nu&amp;eacute;s de protections auditives, qui pianotent d&amp;eacute;j&amp;agrave; sur leur iphone pour trouver le num&amp;eacute;ro d&amp;rsquo;un bon ORL. Vous l&amp;rsquo;aurez compris, The Twilight Sad joue fort, trop fort pour une salle aussi petite. Les guitares abrasives et la rythmique assez lourde prennent le pas sur le reste, c'est-&amp;agrave;-dire le synth&amp;eacute; et le chant du charismatique James Graham. On parvient malgr&amp;eacute; tout &amp;agrave; appr&amp;eacute;cier le post-rock m&amp;eacute;lancolique des Ecossais et l&amp;rsquo;accent rocailleux de James Graham sur &lt;em style=""&gt;That Summer, At Home I Had Become The Invisible Boy&lt;/em&gt; et &lt;em style=""&gt;Cold Days From The Birdhouse&lt;/em&gt;, deux titres de leur premier album &amp;quot;&lt;a href="http://www.indiepoprock.net/review.php?id=2235"&gt;Fourteen Autumns &amp;amp; Fifteen Winters&lt;/a&gt;&amp;quot;. Mais si The Twilight Sad a fait le d&amp;eacute;placement ce soir, c&amp;rsquo;est pour pr&amp;eacute;senter les titres de son nouvel album, &amp;quot;Forget The Night Ahead&amp;quot;&amp;nbsp; et apr&amp;egrave;s avoir entendu les version live de &lt;em style=""&gt;I Became A Prostitute&lt;/em&gt;, &lt;em style=""&gt;Made To Disappear&lt;/em&gt;, &lt;em style=""&gt;The Room&lt;/em&gt; entre autres, on sait que la qualit&amp;eacute; sera au rendez-vous. Et cette fois-ci on aura pas besoin de bouchons d&amp;rsquo;oreille... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; ...</description></item><item><title>Festival Treasure Island Music Festival :: 18 octobre 2009 - San Francisco (2/2) - Treasure Island :: San Francisco</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=467</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=467</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2009</pubDate><description>&lt;strong&gt;Si le samedi, plut&amp;ocirc;t consacr&amp;eacute; &amp;agrave; l'&amp;eacute;lectronique avait pu me laisser l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement sur ma faim, notamment &amp;agrave; cause d&amp;rsquo;une t&amp;ecirc;te d&amp;rsquo;affiche en carton, la journ&amp;eacute;e de dimanche, avec son affiche aux allures de Top Albums 2009, s&amp;rsquo;annonce autrement plus excitante. Constat : j&amp;rsquo;aurais sans doute pay&amp;eacute; pour 6 des 7 derniers groupes ou artistes de la journ&amp;eacute;e. Jugez plut&amp;ocirc;t :&amp;nbsp;Grizzly Bear,&amp;nbsp;Beirut,&amp;nbsp;The Walkmen,&amp;nbsp;The Decemberists,&amp;nbsp;Yo La Tengo&amp;nbsp;et&amp;nbsp;The Flaming Lips. Et c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait avant que je me mette &amp;agrave; &amp;eacute;couter&amp;nbsp;H&amp;uuml;sker D&amp;uuml;. Le temps cl&amp;eacute;ment de la veille, s&amp;rsquo;est malheureusement fait la malle. Heureusement le froid n&amp;rsquo;affecte pas le hipster, encore plus omnipr&amp;eacute;sent que la veille.&lt;/strong&gt; 

Les locaux de&amp;nbsp;Sleepy Sun joue un peu trop t&amp;ocirc;t et j&amp;rsquo;arrive donc pour la fin du set de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Thao &amp;amp; The Get Down Stay Down&lt;/strong&gt;. Pas assez pour me faire une id&amp;eacute;e. A r&amp;eacute;&amp;eacute;couter si l&amp;rsquo;occasion se pr&amp;eacute;sente. Changement de sc&amp;egrave;ne pour aller voir&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Spiral Stairs&lt;/strong&gt;. La foule est clairsem&amp;eacute;e en ce d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s-midi pour &amp;eacute;couter le guitariste de Pavement pr&amp;eacute;senter les titres de son dernier album, &amp;quot;The Real Feel&amp;quot;. Ce n&amp;rsquo;est pas d&amp;eacute;sagr&amp;eacute;able, le jeu de guitare de Scott Kannberg est reconnaissable entre mille et ses musiciens font le boulot. Mais on sent qu&amp;rsquo;il manque quelque chose. Stephen Malkmus peut-&amp;ecirc;tre ? C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;autant plus flagrant lorsque le groupe reprend Pavement. Avec pour principale cons&amp;eacute;quence de ne vous faire attendre avec impatience la tourn&amp;eacute;e de reformation pr&amp;eacute;vue pour 2010. &amp;quot;I hope to play that again someday. Do you think it will happen?&amp;quot;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt; 
Direction la grande sc&amp;egrave;ne pour un groupe qui colle &amp;agrave; merveille &amp;agrave; l&amp;rsquo;ambiance du festival :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Edward Sharpe and the Magnetic Zeros&lt;/strong&gt;. Le leader du groupe, qui ne s&amp;rsquo;appelle pas Edward Sharpe (mais Alex Ebert), est la chainon manquant entre&amp;nbsp;Devendra Banhart&amp;nbsp;et&amp;nbsp;J&amp;eacute;sus.&amp;nbsp;Grand, asc&amp;eacute;tique, cheveux longs, pantalon bouffant, rapidement torse-nu et adoptant &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion quelques postures christiques, il semble tout droit &amp;eacute;chapp&amp;eacute; du Haight-Ashbury des 60&amp;rsquo;s. &amp;quot;Up From Below&amp;quot;, enregistrement freak-folk n&amp;eacute;o-hippie est l&amp;rsquo;album que Banhart aimerait r&amp;eacute;ussir &amp;agrave; ressortir. Le groupe dans son ensemble affiche une belle communion et la bonne humeur est communicative (&amp;agrave; moins que ce ne soit les volutes de fum&amp;eacute;e qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;vent du public). &amp;Ccedil;a siffle, le clavi&amp;eacute;riste joue par terre, les trompettes s'en m&amp;ecirc;lent et tout le monde est hilare. On peut ne pas adh&amp;eacute;rer &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat d&amp;rsquo;esprit, difficile de ne pas se laisser charmer par ces Magnetic Zeros. Une bande d'aliens, incognitos en tribune a en tout cas l'air d'appr&amp;eacute;cier.

J&amp;rsquo;esquive la performance de&amp;nbsp;Vetiver, dont l&amp;rsquo;album de folk gentillet ne m&amp;rsquo;avait pas laiss&amp;eacute; un souvenir imp&amp;eacute;rissable et reste sur la grande sc&amp;egrave;ne. Car derri&amp;egrave;re, c&amp;rsquo;est&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Grizzly Bear&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;qui d&amp;eacute;barque pour d&amp;eacute;fendre &amp;quot;Veckatimest&amp;quot;, sensation indie de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e. D&amp;eacute;barquer est un bien grand mot, car m&amp;ecirc;me si le public leur r&amp;eacute;serve un accueil triomphal, Grizzly Bear reste un groupe de gar&amp;ccedil;ons bien propres sur eux. &amp;quot;Veckatimest&amp;quot; est parfaitement &amp;eacute;x&amp;eacute;cut&amp;eacute;, produit, r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chi jusque dans ses moindres d&amp;eacute;tails et les qualit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&amp;eacute;criture du groupe sont irr&amp;eacute;futables.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Two Weeks&lt;/em&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ready, Able&lt;/em&gt;&amp;nbsp;sont deux des plus beaux morceaux &amp;eacute;crits cette ann&amp;eacute;e. Mais j&amp;rsquo;en viens parfois &amp;agrave; esp&amp;eacute;rer un grain de folie qui rendrait le tout compl&amp;egrave;tement inoubliable. M&amp;ecirc;me constat pour la prestation live. Tout est parfait, le son est fabuleux, les arrangements millim&amp;eacute;tr&amp;eacute;s. Je ne peux cependant m&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;cher de trouver &amp;ccedil;a un peu froid. La m&amp;eacute;t&amp;eacute;o n'aide pas (le vent siffle dans les micros entre les morceaux) et Edward Droste a rev&amp;ecirc;tu son plus bel imperm&amp;eacute;able pour l'occasion.

Il suffirait de peu. Lorsqu&amp;rsquo;un rayon de soleil r&amp;eacute;ussit enfin &amp;agrave; percer et &amp;agrave; nous r&amp;eacute;chauffer un peu, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exact moment o&amp;ugrave;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ready, Able&amp;nbsp;&lt;/em&gt;entame sa mont&amp;eacute;e en puissance, on touche au sublime. Dommage qu&amp;rsquo;il manque ce petit quelque chose pour vraiment faire la diff&amp;eacute;rence le reste du temps. Trop sages,&amp;nbsp;Grizzly Bear&amp;nbsp;?

Arriv&amp;eacute; &amp;agrave; ce point, viens mon principal regret du festival : avoir profit&amp;eacute; du concert de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Bob Mould&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;pour me reposer un peu (et donc manqu&amp;eacute; la prestation de l&amp;rsquo;ancien leader d'H&amp;uuml;sker D&amp;uuml;). J&amp;rsquo;avoue (avec un peu de honte) n&amp;rsquo;avoir jamais &amp;eacute;cout&amp;eacute; H&amp;uuml;sker D&amp;uuml; avant le festival. J&amp;rsquo;ai rattrap&amp;eacute; mon retard depuis en achetant la quasi-int&amp;eacute;gralit&amp;eacute; de leur discographie.

Coming next :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Beirut&lt;/strong&gt;. J&amp;rsquo;avais beaucoup &amp;eacute;cout&amp;eacute; &amp;quot;Gulag Orkestar&amp;quot;, beaucoup moins &amp;quot;The Flying Club Cup&amp;quot; et pas du tout le double EP sorti l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re. Un peu de lassitude face &amp;agrave; une formule qui tourne en rond ? Peu importe, d&amp;egrave;s les premi&amp;egrave;res notes, toute inqui&amp;eacute;tude est balay&amp;eacute;e. D&amp;eacute;j&amp;agrave;, le son est excellent. Voire plus. Sans doute le meilleur qu&amp;rsquo;il m&amp;rsquo;ait &amp;eacute;t&amp;eacute; donn&amp;eacute; d&amp;rsquo;entendre &amp;agrave; un concert &amp;laquo; rock &amp;raquo;, qui plus est en plein air o&amp;ugrave; la m&amp;eacute;diocrit&amp;eacute; r&amp;egrave;gne g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement. La qualit&amp;eacute; &amp;eacute;tait d&amp;eacute;j&amp;agrave; tr&amp;egrave;s bonne, mais l&amp;agrave; on atteint d&amp;eacute;finitivement un sommet. Forc&amp;eacute;ment ce qui suit n&amp;rsquo;en est que plus agr&amp;eacute;able. Derri&amp;egrave;re, la prestation offerte par la troupe cuivr&amp;eacute;e de&amp;nbsp;Zach Condon&amp;nbsp;est du m&amp;ecirc;me niveau. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; dire parfaite.

Il faut dire que j&amp;rsquo;ai une affection particuli&amp;egrave;re pour les cuivres (cette salet&amp;eacute; de saxophone n&amp;rsquo;est pas un cuivre) et qu&amp;rsquo;un final &amp;agrave; la trompette bien men&amp;eacute; a de grandes chances de me faire chavirer (cf.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Fake Empire&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Alone Again Or&amp;nbsp;&lt;/em&gt;ou tout bon morceau d&amp;rsquo;Okkervil River). Peu importe les morceaux jou&amp;eacute;s, quels que soient les reproches que j&amp;rsquo;ai pu faire &amp;agrave; Beirut, les voil&amp;agrave; donc effac&amp;eacute;s d&amp;rsquo;un coup de trompette magique. Avec le soleil couchant qui se permet d&amp;rsquo;offrir quelles jolis reflets pour accentuer le tout. Magique. D&amp;eacute;finitivement le meilleur adjectif pour d&amp;eacute;crire ce qui vient de se passer.

Les choses auraient pu s&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter l&amp;agrave;. Mais elles ne font que commencer. Le soleil se couche au dessus de San Francisco offrant une ambiance cr&amp;eacute;pusculaire tout &amp;agrave; fait propice &amp;agrave; l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e en sc&amp;egrave;ne des &lt;strong&gt;Walkmen&lt;/strong&gt;. Lumi&amp;egrave;re rouge sur la sc&amp;egrave;ne. Ciel rouge en arri&amp;egrave;re-plan. Que dire de&amp;nbsp;The Walkmen&amp;nbsp;? Que Hamilton Leithauser est le chanteur le plus classe du monde ? Qu&amp;rsquo;il renvoie &amp;agrave; ses cours de chant n&amp;rsquo;importe qui tenterait de l&amp;rsquo;imiter ? Que le groupe derri&amp;egrave;re lui n&amp;rsquo;est pas non plus pour rigoler ? Que&amp;nbsp;&lt;em&gt;The Rat&amp;nbsp;&lt;/em&gt;est le meilleur morceau rock de ses dix derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es ? &amp;lsquo;nuff said comme on dit ici.

Le feu d&amp;rsquo;artifice continue, sous la forme d&amp;rsquo;un op&amp;eacute;ra rock offert par&amp;nbsp;&lt;strong&gt;The Decemberists&lt;/strong&gt;, avec un &amp;quot;Hazards of Love&amp;quot; jou&amp;eacute; dans sa quasi int&amp;eacute;gralit&amp;eacute;. Si ce choix a pu laiss&amp;eacute; sur sa faim les fans du groupe, pour le n&amp;eacute;ophyte il s&amp;rsquo;av&amp;egrave;re judicieux. Avec ses th&amp;egrave;mes r&amp;eacute;currents, ses changements de personnage et ses ambiances &amp;eacute;labor&amp;eacute;es, soutenues par un film d&amp;rsquo;animation particuli&amp;egrave;rement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; (et accessoirement souvent hypnotisant), &amp;quot;The Hazards of Love&amp;quot; se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le plus qu&amp;rsquo;un simple album et r&amp;eacute;v&amp;egrave;le toute son &amp;eacute;tendue, dans la lign&amp;eacute;e d&amp;rsquo;autres grands concept albums.

Le d&amp;eacute;but du set de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Yo La Tengo&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le presque la premi&amp;egrave;re d&amp;eacute;ception depuis plusieurs heures. Les titres du dernier album (&lt;em&gt;Here to Fall&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Periodically Double or Triple&lt;/em&gt;) semblent mal adapt&amp;eacute;s &amp;agrave; la sc&amp;egrave;ne et peinent &amp;agrave; faire d&amp;eacute;coller le concert et &amp;agrave; convaincre les spectateurs. D&amp;rsquo;autant plus que sur la grande sc&amp;egrave;ne, beaucoup sont d&amp;eacute;j&amp;agrave; aux premi&amp;egrave;res loges pour se faire rouler dessus par Wayne Coyne (on y revient). Mais il suffit &amp;agrave; Ira Kaplan et ses troupes d&amp;rsquo;embrayer sur les vieux classiques (&lt;em&gt;Decora&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Stockholm Syndrome&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;&lt;em&gt;I Heard You Looking&lt;/em&gt;) et les exp&amp;eacute;rimentations bruitistes pour instantan&amp;eacute;ment se remettre au niveau de la journ&amp;eacute;e. Les efforts du trio d&amp;rsquo;Hoboken parviennent m&amp;ecirc;me &amp;agrave; faire tourner quelques t&amp;ecirc;tes dans les files d&amp;rsquo;attente devant les stands de nourriture. Un signe qui ne trompe pas. Rendez-vous est pris dans une ambiance plus intimiste.

Quoi de tel pour cl&amp;ocirc;turer cette bien belle journ&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;un grand feu d&amp;rsquo;artifice. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s ce &amp;agrave; quoi ressemble un concert des&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Flaming Lips&lt;/strong&gt;. Entr&amp;eacute;e en sc&amp;egrave;ne via une interpr&amp;eacute;tation assez litt&amp;eacute;rale du nom du groupe, canons &amp;agrave; confettis, ballons g&amp;eacute;ants lanc&amp;eacute;s sur la foule, budget figurants inutiles explos&amp;eacute;, le rituel est d&amp;eacute;sormais connu mais fait toujours son effet. A commencer par l&amp;rsquo;in&amp;eacute;vitable &amp;laquo; Je suis Wayne Coyne et je marche sur la foule dans un ballon g&amp;eacute;ant &amp;raquo;, moment attendu de la soir&amp;eacute;e. C&amp;rsquo;est con, c&amp;rsquo;est m&amp;eacute;galo, mais sur des titres comme&amp;nbsp;&lt;em&gt;The Yeah Yeah Yeah Song&lt;/em&gt;&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;&lt;em&gt;Do You Realize?&lt;/em&gt;, l&amp;rsquo;effet est incontestable. On notera pour faire les rabat-joies que le retour &amp;agrave; des ambiances plus tortur&amp;eacute;es d&amp;rsquo;&amp;quot;Embryonic&amp;quot; colle un peu moins bien &amp;agrave; l&amp;rsquo;ambiance Peter Pan du set, mais c&amp;rsquo;est vraiment pour ne pas vous rendre trop jaloux. Les visages illumin&amp;eacute;s par des sourires b&amp;eacute;ats ne mentent pas, ce fut une bien belle journ&amp;eacute;e de festival. Rendez-vous l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e prochaine ? J&amp;rsquo;y serai, je vous attends.
&lt;/div&gt; ...</description></item><item><title>Festival Treasure Island Music Festival :: 17 octobre 2009 - San Francisco (1/2) - Treasure Island :: San Francisco</title><link>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=466</link><guid>http://www.indiepoprock.net/live.php?id=466</guid><pubDate>Sat, 17 Oct 2009</pubDate><description>&lt;strong&gt;Jim Hawkins et Long John Silver sont des cr&amp;eacute;tins. Quelle id&amp;eacute;e de partir faire le tour du monde en bateau pour trouver une&amp;nbsp;&amp;icirc;le au milieu de la baie de San Francisco, alors qu'il suffisait de prendre le Bay Bridge. Si vous venez de l&amp;rsquo;East Bay, une curieuse mise en place de navettes constitue le seul moyen d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;icirc;le pour le festival, ce qui serait sans doute p&amp;eacute;nible si la vue n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas aussi belle sur le pont. En attendant, il faut n&amp;eacute;anmoins se coltiner une autre esp&amp;egrave;ce douteuse, le hipster, &amp;eacute;chapp&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;occasion de son Mission District de r&amp;eacute;sidence, lunettes multicolores, pantalons serr&amp;eacute;s et pilosit&amp;eacute; faciale soigneusement n&amp;eacute;glig&amp;eacute;e. D&amp;egrave;s la file d&amp;rsquo;attente on se sent rassur&amp;eacute;, on est bien &amp;agrave; San Francisco.&lt;/strong&gt; 
&lt;div style=""&gt;
Le festival est de taille modeste (14 000 spectateurs selon les organisateurs), l&amp;rsquo;ambiance est bon enfant, voire franchement hippie et le temps en ce 17 octobre est celui, tr&amp;egrave;s agr&amp;eacute;able, d&amp;rsquo;une fin d&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; (on imagine d&amp;eacute;j&amp;agrave; moins un festival en plein air &amp;agrave; Chicago &amp;agrave; cette p&amp;eacute;riode de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e). Les deux sc&amp;egrave;nes sont &amp;agrave; port&amp;eacute;e d&amp;rsquo;enceintes l&amp;rsquo;une de l&amp;rsquo;autre, mais aucun concert n&amp;rsquo;&amp;eacute;tant programm&amp;eacute; simultan&amp;eacute;ment, il s&amp;rsquo;agira juste de faire les bons choix en termes de placement. Certains s&amp;rsquo;av&amp;egrave;reront difficiles, particuli&amp;egrave;rement le dimanche, mais la possibilit&amp;eacute; de voir chacun des groupes pr&amp;eacute;sents est vraiment appr&amp;eacute;ciable.

Apr&amp;egrave;s une impasse faite aux &lt;strong&gt;Murs&lt;/strong&gt;, on arrive sur place peu apr&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but du set de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Passion&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Pit&lt;/strong&gt;. Apr&amp;egrave;s avoir d&amp;eacute;cha&amp;icirc;n&amp;eacute; les passions avec le succ&amp;egrave;s inattendu de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Sleepyhead&lt;/em&gt;, Passion Pit peine &amp;agrave; confirmer sa renomm&amp;eacute; et se place comme une sorte de&amp;nbsp;MGMT&amp;nbsp;bis. Verdict semblable sur sc&amp;egrave;ne : quelques jolis moments (&lt;em&gt;Sleepyhead&lt;/em&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;&lt;em&gt;Moth&amp;rsquo;s Wings&lt;/em&gt;&amp;nbsp;en t&amp;ecirc;te) et une performance qui s&amp;rsquo;accorde bien &amp;agrave; l&amp;rsquo;ambiance et au soleil californien, mais &amp;agrave; trop vouloir &amp;ecirc;tre hype, le tout semble un peu vain et la voix suraig&amp;uuml;e de Michael Angelakos tend parfois vers l&amp;rsquo;irritant. Les hipsters sont n&amp;eacute;anmoins contents, m&amp;ecirc;me si on aura probablement oubli&amp;eacute; &lt;strong&gt;Passion&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Pit&lt;/strong&gt; l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e prochaine. Bonne nouvelle pour le concert : le son est vraiment bon.

La performance qui suit s&amp;rsquo;av&amp;egrave;re beaucoup plus m&amp;eacute;morable. La r&amp;eacute;putation des concerts de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Dan&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Deacon&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;n&amp;rsquo;est plus &amp;agrave; faire et n&amp;rsquo;est pas vol&amp;eacute;e ; ne vous laissez pas avoir par son physique improbable (gros barbu d&amp;eacute;garni et hirsute v&amp;ecirc;tu d&amp;rsquo;un jersey de hockey), Deacon est un entertainer, un vrai. Depuis la sortie de &amp;quot;Spiderman of the Rings&amp;quot;, le bonhomme a eu le temps de r&amp;ocirc;der son show et malgr&amp;eacute; tout ce qu&amp;rsquo;on a d&amp;eacute;j&amp;agrave; pu en lire, la formule surprend toujours. Pour commencer, alors que Deacon a vraisemblablement bidouill&amp;eacute; ses albums tout seul, il y a du monde sur sc&amp;egrave;ne : 3 percussionnistes, pas moins de 4 claviers plac&amp;eacute;s en cercles, des xylophones, un type d&amp;eacute;guis&amp;eacute; en disque rouge qui sautille, et ne sert &amp;agrave; rien. A l&amp;rsquo;image de la musique, c&amp;rsquo;est un sacr&amp;eacute; d&amp;eacute;sordre : rythmiques d&amp;eacute;mentes et hurlements suraigus accompagn&amp;eacute;s de quelques transitions mystico-tar&amp;eacute;s (&amp;quot;&lt;em&gt;Imagine a fictional horse in the majestic heaven&lt;/em&gt;&amp;quot;) qui font bouger les pieds de mani&amp;egrave;re incontr&amp;ocirc;lable. Mais c&amp;rsquo;est lorsqu&amp;rsquo;il fait appel &amp;agrave; la foule pour un &lt;em&gt;dance contest&lt;/em&gt; ou un tunnel humain que les choses deviennent vraiment folles. Deacon finit le concert &amp;eacute;puis&amp;eacute; (il encha&amp;icirc;nera n&amp;eacute;anmoins sur un autre set le soir m&amp;ecirc;me &amp;agrave; San Francisco) mais visiblement heureux et le public aussi.

Apr&amp;egrave;s avoir, &amp;agrave; raison, assist&amp;eacute; &amp;agrave; ce formidable spectacle depuis la fosse, c&amp;rsquo;est donc de loin qu&amp;rsquo;on assiste &amp;agrave; la performance de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;The Streets&lt;/strong&gt;. La show du britannique d&amp;eacute;tonne un peu par rapport &amp;agrave; l&amp;rsquo;ambiance du festival et&amp;nbsp;Mike Skinner&amp;nbsp;n&amp;rsquo;h&amp;eacute;site d&amp;rsquo;ailleurs pas &amp;agrave; placer quelques remarques bien senties sur l&amp;rsquo;accoutrement de son public. L&amp;rsquo;ami Mike aimerait aussi bien que les spectatrices tombent le haut, mais malgr&amp;eacute; ses appels r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;s, aucune ne lui donnera satisfaction. Pour se venger, il n&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;te pas de parler de Sacramento, sans trop qu'on sache pourquoi ... C&amp;rsquo;est un peu le probl&amp;egrave;me avec The Streets ; Skinner a des m&amp;eacute;lodies plut&amp;ocirc;t int&amp;eacute;ressantes, poss&amp;egrave;de un flow cockney hilarant, place quelques r&amp;eacute;pliques cultes (&amp;quot;I&amp;rsquo;m not fucking Bon Jovi&amp;quot;), mais ce serait sans doute mieux si on comprenais ce qu&amp;rsquo;il raconte&amp;hellip;

Une &amp;eacute;valuation rapide permet de classer la performance de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;DJ Krush&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;dans la cat&amp;eacute;gorie nullissime et il est temps d&amp;rsquo;aller voir les &lt;strong&gt;Brazilian Girls&lt;/strong&gt;. Soyons concis, c&amp;rsquo;est nul, Les Brazilian Girls (qui ne compte qu&amp;rsquo;une repr&amp;eacute;sentante du sexe f&amp;eacute;minin et viennent de New York) sont une esp&amp;egrave;ce d&amp;rsquo;horreur arty sans nom, m&amp;eacute;langeant vaguement les genres, les styles et les langues pour en faire une inf&amp;acirc;me bouillie sans saveur. Un d&amp;eacute;sastre qui culmine avec une chanson dont les paroles consiste en une r&amp;eacute;p&amp;eacute;tition sans fin du refrain &amp;quot;Sexy Asshole&amp;quot; par une chanteuse en sous-v&amp;ecirc;tement sous un d&amp;eacute;guisement de c&amp;oelig;ur en carton. No comment.

On oublie rapidement tout &amp;ccedil;a et on recharge les batteries &amp;agrave; coup de hot-dogs hors de prix pour les canadiens de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;MSTRKRFT&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&amp;agrave; la tomb&amp;eacute;e de la nuit. Il faut bien avouer que la performance des deux DJ canadiens, enflammant sans peine un dance-floor de plusieurs milliers de personnes fut plut&amp;ocirc;t enthousiasmante. Une fois sortis de sous leur table, les deux larrons donnent le ton, il va y avoir de la basse. Arm&amp;eacute;s de leurs moustaches de pervers (&lt;strong&gt;Justice&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;leur doit tout) et leur bouteille de Crown Royal, les deux larrons envoient la pur&amp;eacute;e et mixent les classiques (Daft Punk,&amp;nbsp;Justice,&amp;nbsp;Benni Benassi). Rien de franchement original, mais avec un DJ set de qualit&amp;eacute; et du gros son, difficile de ne pas se laisser emporter par l&amp;rsquo;enthousiasme g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral.&amp;nbsp;Bohemian Rhapsody, improbable conclusion est reprise &amp;agrave; l&amp;rsquo;unisson. Mission accomplie pour&amp;nbsp;MSTRKRFT.

Pas le temps de tra&amp;icirc;ner (ou de se payer un hot-dog hors de prix),&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Greg&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Gillis&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;attaque d&amp;eacute;j&amp;agrave; sur l&amp;rsquo;autre sc&amp;egrave;ne. Comme pour&amp;nbsp;Dan Deacon, il y a du monde sur sc&amp;egrave;ne, mais ici seul Gillis, aka&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Girl Talk&lt;/strong&gt;, fait quelque chose qui pourrait ressembler &amp;agrave; une imposture puisque l&amp;rsquo;unique activit&amp;eacute; du monsieur semble &amp;ecirc;tre de s&amp;rsquo;agiter fr&amp;eacute;n&amp;eacute;tiquement devant son MacBook. Peu importe, son mashup est tellement entrainant qu&amp;rsquo;on se laisse prendre au jeu. Le sourire b&amp;eacute;at du voisin indique g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement qu&amp;rsquo;il vient de reconna&amp;icirc;tre un sample. Gillis m&amp;eacute;lange sans retenue&amp;nbsp;Jay-Z&amp;nbsp;et&amp;nbsp;Nirvana,&amp;nbsp;Radiohead&amp;nbsp;et&amp;nbsp;Eurythmics&amp;hellip; et &amp;ccedil;a marche. Ajoutez &amp;agrave; la recette du lancer de rouleau de PQ et des ballons d&amp;eacute;biles et vous obtenez une jolie f&amp;ecirc;te, &amp;agrave; laquelle on regrette juste de ne pas avoir pu assister de plus pr&amp;egrave;s.

La soir&amp;eacute;e s&amp;rsquo;ach&amp;egrave;ve sur un dilemme : accompagner ses potes pour voir&amp;nbsp;&lt;strong&gt;MGMT&lt;/strong&gt;, dont la mauvaise r&amp;eacute;putation live n&amp;rsquo;est plus &amp;agrave; faire, ou prendre discr&amp;egrave;tement la poudre d&amp;rsquo;escampette pour ne pas attendre des heures une place dans une navette. Merci donc &amp;agrave;&amp;nbsp;MGMT&amp;nbsp;d&amp;rsquo;avoir r&amp;eacute;solu le probl&amp;egrave;me avec une des plus stupides d&amp;eacute;cisions live de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e : &amp;quot;&lt;em&gt;this is our last concert for some time, so we&amp;rsquo;re gonna play our album in the order&lt;/em&gt;&amp;quot;. Parfait, donc apr&amp;egrave;s le cinqui&amp;egrave;me titre, on peux partir.&amp;nbsp;MGMT et ces trois hits (&lt;em&gt;Time to Pretend, Electric Feel&lt;/em&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;&lt;em&gt;Kids&lt;/em&gt;) ont connu un tel succ&amp;egrave;s, qu&amp;rsquo;ils pourrait appuyer sur le bouton play que &amp;ccedil;a suffirait &amp;agrave; rendre le public dingue. Le probl&amp;egrave;me c&amp;rsquo;est que le groupe est amorphe, joue ses morceaux tels quels sans rien y insuffler, sans oublier que les d&amp;eacute;guisements psych&amp;eacute;s qui donnaient un petit cachet &amp;agrave; &amp;quot;Oracular Spectacular&amp;quot; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; rang&amp;eacute;s au placard. Sur sc&amp;egrave;ne, on voit juste deux types tout &amp;agrave; fait normaux qui ont l&amp;rsquo;air totalement d&amp;eacute;pass&amp;eacute;. Comme pr&amp;eacute;vu, tout le monde d&amp;eacute;colle d&amp;egrave;s que les derni&amp;egrave;res notes de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Kids&lt;/em&gt; ont fini de raisonner. On part prendre un peu de repos, car la journ&amp;eacute;e de demain s&amp;rsquo;annonce encore plus charg&amp;eacute;e ...
&lt;/div&gt; ...</description></item></channel></rss>