 |
 |
Donnez votre avis
|
 |
 |
( Universal - octobre 2009)
 01. California Queen
02. New Moon Rising
03. White Feather
04. Sundial
05. In The Morning
06. 10,000 feet
07. Cosmic Egg
08. Far Away
09. Cosmonaut
10. Pilgrim
11. Eyes Open
12. Back Round
13. In The Castle
14. Caroline
15. Phoenix
16. Violence Of The Sun |
|
 |
 |
 |
Chronique |
 |
On a cru l'espace de quelques semaines, que Muse allait être le seul groupe à pousser aussi loin la recherche de la pochette laide. Les Australiens de Wolfmother relèvent heureusement le défi avec maestria, nous offrant un dessin de science-fiction très prog-rock millésime 1973. Avec un goût très sûr, le livret permet d'ailleurs de décliner la thématique de la ponte spatiale massive sur quelques vignettes du plus bel effet. Toute plaisanterie mise à part, on regrette qu'un packaging soigné soit à ce point gâché par un artwork ridicule.
Pour le reste, l'oeuf, fut-il cosmique, s'avère bien difficile à gober. Fallait-il imposer seize (16 !) morceaux et 72 minutes d'écoute ? Wolfmother a tranché, oubliant malencontreusement qu'en musique comme ailleurs, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. On devine pourtant une certaine ambition dans l'approche, on sent qu'Andrew Stockdale et les siens aimeraient défier les fantômes des poids lourds du heavy-rock à guitare des seventies, ce qui en soi n'a rien de répréhensible. Ceci étant, prétendre chatouiller Led Zeppelin, Black Sabbath ou Deep Purple et finir avec une resucée anémique de Guns'n'Roses, c'est pour le moins fâcheux. "Oeuf Cosmique" ? Peut-être ; flan stellaire, assurément.
L'entreprise ployant sous le poids de sa propre prétention, on n'en pointera qu'avec parcimonie les plus flatulentes lourdeurs - pas la peine de tirer longtemps sur une ambulance qui se dirige avec une telle détermination vers le mur le plus proche. Ce qui étonne en premier lieu, c'est que le groupe n'ait pas pris conscience de ses limitations : vouloir pratiquer un rock lourd et couillu n'est pas honteux, le genre a produit une poignée de chefs-d'oeuvre. Pour que la formule prenne, cependant, il faut des chansons, des riffs, de l'accroche. Rien de tout ça ici, les morceaux se succèdent d'abord dans l'anonymat puis dans la consternation. Inexplicable aussi, cette production aseptisée : le son est d'une platitude déconcertante, un comble pour un groupe qui cherche à s'ériger en référence du rock lourd et puissant et pour Alan Moulder qui n'est pourtant pas le premier quidam venu. "Cosmic Egg" dégage à quelques titres près la même impression de puissance qu'un bol de blancs battus en neige.
Cette année, le rock à guitare a ployé sous les assauts furieux de Future Of The Left, entre autres - le genre est différent, convenons-en, mais c'est bien vers eux qu'il faut se tourner pour comprendre ce qu'est une guitare électrique, ce qu'est un brûlot rock en 2009. Wolfmother, avec son petit pensum prétentieux et raté, peut ranger son pantalon en cuir et retourner à ses études. Le plus vite sera le mieux. |
|
 |
 |
 |
Discographie |
 |
Commentaires |
 |
LEFEVRE - 15/02/2010 Alors doit-on comprendre : que c'est bien d'être fan, qu'il aime pas Muse ou qu'il aime les points de suspension ? ...
Mathieu - 12/02/2010 Chers fans de Wolfmother,
faites attention, vous êtes à deux doigts de devenir comme les fans de Muse ...
Je dis ça pour votre bien ...
LEFEVRE - 12/02/2010 Ouais alors là c'est ce qu'on appelle un article de merde par quelqu'un qui se met les 30sec de chaque morceau juste de quoi pondre une fausse couche sur page blanche.
Heureusement, les jeunes à l'étranger ont compris et si tu fais leur tournée c'est un public de déjanté qui te saute dessus, une guitare qui t'explose les tympans et cette voix qui te transperce le cerveau.
Aaah les français, toujours à critiquer mais finalement pas très rock'n'roll, c'est vraiment bon si ça ressemble au groupe des années 70, n'as-t-on jamais entendu son père nous dire : "aaah de mon temps y'avait de la bonne zik", oui et ça continue grâce au wolfmother. Quand on a une voix comme Stockdale, comment ne pas chanter à la Led Zepplin ?
Un album merveilleux avec peut être un seul titre à jeter, et une pochette digne de ce retour en force vers la bonne époque à se demander si c'est l'oeuf ou la poule qui est né en premier ?
A l'avenir écoutez un peu plus en profondeur...
hop - 04/01/2010 On sent une certaine frustration dans l'article. Moi j'ai bien aimé. C'est un genre un peu particulier, une sorte de métal mou (du plomb, de l'étain ?) mais pas déplaisant à écouter.
Mathieu - 27/11/2009 Je les avais vu en live à Rock en Seine, et je partage l'avis de Tristan. Pour moi ça reste du réchauffé mou de Led Zep et Black Sabbath ...
Cecile - 27/11/2009 Outch, tu y vas fort là. Ils sont habillés pour l'hiver. Il n'y a vraiment pas un morceau à garder près de soi ?
Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs et ne reflètent en rien les points de vue des chroniqueurs du site. |
|
 |
 |
 |
Ajouter un commentaire |
|
 |
|